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Entre foi magique et fatalisme, comment croire ?

Publié le samedi 22 juin 2013

Après avoir enduré toute sa vie le désaveu des hommes, la solitude au sein des souffrances, Paul déclare « J’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la foi. » Ce dont il parle ici, c’est d’une foi éprouvée, malmenée par les nombreux échecs humains. Devant certaines contradictions, difficile de ne pas perdre l’équilibre ! Même certains textes bibliques mal compris pourraient ébranler la foi par la contradiction de l’expérience : « Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et cela vous sera accordé… » (Marc 11 : 24) Nous savons que ce genre de versets est utilisé pour authentifier les miracles ou certaines expériences extraordinaires. Bien que la Parole ne présente jamais une foi magique, on s’incline de plus en plus devant toutes les manifestations dites surnaturelles sous prétexte qu’elles arrivent et qu’elles sont indéniables ! Il est vrai que la recherche du magique et de l’extraordinaire est devenue le moyen de remplir un quotidien décidément trop morne et sans saveur.

L’impératif du discernement

Nous ne pouvons ignorer que l’Antichrist viendra séduire par des miracles. Un grand nombre y succombera et même des élus nous dit la Parole, ceux qui n’auront pas reçu l’amour de la vérité. « L'avènement de l'impie se produira par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l'injustice pour ceux qui périssent, parce qu'ils n'ont pas reçu l'amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge, afin que soient jugés ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice. » (2 Thes 2 : 9 -11)

Le discernement est nécessaire car, sans être apocalyptiques, nous pouvons dire que nous sommes à la fin des temps, caractérisée par cette séduction de l’iniquité. Les apôtres en parlaient déjà eux-mêmes, à plus forte raison pouvons nous le faire. La religion traditionnelle est mise à mal et ses rangs se vident au profit de mouvements portés vers la guérison et les miracles. Voilà ce qui appâte aujourd’hui et qui se développe. « Qui sommes nous pour juger ? » nous répond-on le plus souvent. Ou encore : « Il ne faut pas penser que nous sommes les seuls à avoir la vérité ! » C’est ainsi que l’on suit alors le mouvement sans rien dire et que l’on se noie doucement dans le consensus général. Mais n’avons nous pas un devoir ? Le seul droit qui demeure aujourd’hui serait-il de parler comme tout le monde ? Oser remettre en question ce que pense la majorité est aujourd’hui un scandale, on y met immédiatement le terme de phobie (alors que la phobie est une crainte irraisonnée liée à une maladie psychique !) Par contre, on devient peu à peu véritophobe ! Oui, nous avons une phobie de la vérité ! Non seulement le discernement est plus que jamais indispensable mais y renoncer est un péché. Il nous faut confronter ce que nous croyons à ce qui est à la source de notre foi, c’est à dire la Parole de vérité. Seul l’amour de la vérité et du Seigneur nous gardera de la séduction.

A l’épreuve des contradictions

Qu’avons-nous à croire ? Que pouvons-nous espérer au moment du désespoir ? La souffrance nous dispose au mal nous dit la Parole, il s’agit donc bien de savoir sur quoi repose notre foi pour nous y appuyer au temps de l’épreuve et ne pas succomber à la tentation. Position difficile à tenir lorsqu’on nous laisse entendre que nous souffrons car nous n’avons pas suffisamment de foi ! Les interrogations soulevées sont alors insupportables. « J’ai cru pourtant et tu ne m’a pas répondu ! » Est-ce un désaveu qui signifie que j’ai mal cru ? Il faut bien reconnaître que la recherche du miracle est souvent inspirée par un refus de la souffrance, de l’infirmité, de l’épreuve, une exigence du bonheur sur la terre.

Des exemples de foi sont donnés dans la Parole et peuvent nous paraître à première vue contradictoires. La foi de la femme qui importune un juge pour des besoins personnels va être donnée en exemple tandis que quelques temps après Jésus va répondre à des frères qui se disputent sur des questions de biens : « Qui m'a établi sur vous pour être juge ou faire des partages ? » (Luc 12 : 14)

Le Seigneur dit une chose à l’un et dans une autre circonstance, il dit autre chose à un autre. Loin de fuir cette vérité par peur des contradictions, nous sommes invités à écouter le Seigneur pour lui demander : « qu’à tu à me dire ? que dois je croire ? » La foi ne repose pas sur des idées ou des théories, ni sur des émotions mais sur le Seigneur lui-même et sa Parole.

Ce que signifie croire

La foi, ce n’est pas croire ce que je vois sans quoi ce n’est plus la foi mais une constatation, une approche scientifique… Je ne peux espérer ce que je vois, j’espère uniquement ce que je ne vois pas encore. Le combat du croyant consiste donc à croire malgré le visible. Cette foi là honore le Seigneur et non celle qui est sensée produire des miracles en vue du bien-être ici-bas. S’il existe un piège qui complique tout aujourd’hui, c’est l’absence totale d’attente de la cité éternelle. Nous voudrions dès aujourd’hui vivre le ciel sur la terre. Jamais la Parole ne nous a promis une telle chose. C’est ainsi que l’on attire par un évangile faussé comme on attire les mouches avec du miel.

Les miracles étaient là pour attester que le Christ était le Messie mais il est dit de ceux qui le suivaient pour les miracles : « Jésus ne se fiait pas à eux ». Tous en effet ont été ensuite réunis contre Christ, ligués contre l’Oint. Pourquoi ? Jésus à répondu clairement à cette interrogation : « mon royaume n’est pas de ce monde » ; déclaration centrale que peu de personnes veulent entendre aujourd’hui. Beaucoup pensent qu’en enseignant l’Evangile on amène une civilisation chrétienne, source de bonheur sur la terre. C’est dans ce même esprit qu’on veut sauver la planète. Comme le disait un jeune « à défaut de sauver des âmes, on veut sauver la planète… » On voudrait se passer de foi car notre espérance est terrestre. La recherche de miracles et de confort ici-bas est la preuve que nous avons inversé le vecteur, notre cité est en bas.

Alors nous sommes devant des contradictions désespérantes. Il se trouve dans les milieux « à miracles » beaucoup de personnes désespérées. Les plus grands blasphémateurs sont souvent issus de ces milieux là. Déçus de s’être laissés ainsi tromper, ils se retournent contre Dieu.

Nous serons pleinement guéris lorsque nous aurons un nouveau corps et que nous serons dans une nouvelle terre et de nouveaux cieux. C’est dans cette perspective que nous pouvons comprendre les promesses extraordinaires de guérison parfaite et de pleine sanctification. Nous allons vers le ciel, notre cité est d’en haut. La Jérusalem d’en bas enfante pour l’esclavage, elle est assimilée à Agar. Il n’y a rien à y trouver, les murs de la Jérusalem d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les murs du temps de Jésus, l’homme y cherche des émotions mais elles ne sont pas données par la Parole ! Il n’existe pas de « pays sacré de nos aïeux » mais une cité sainte, c’est elle notre mère et c’est là que s’accompliront toutes les promesses de Dieu. Ces promesses sont toutes oui et amen dès à présent. Bien qu’imparfait, je suis déjà dans une dynamique de perfection et de guérison. Il s’agit là d’une espérance glorieuse et non d’expériences sans cesse renouvelées pour étayer notre foi. Les véritables promesses sont toutes oui et Amen en Jésus Christ.

Tourner nos regards vers Jésus

Dieu peut donner à l’homme la sagesse, la science, la joie et la santé pour ses muscles mais la foi ne consiste pas à chercher ces choses d’abord. Lorsque nous lisons dans l’épitre aux Hébreux la liste des témoins de la foi qui nous ont précédés, leur foi nous touche et nous encourage, nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins ! De même que nos expériences passées et les délivrances accordées sont là pour attester de la fidélité de Dieu et confirmer qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. Ces choses ne sont pourtant pas suffisantes car au moment du doute, les souvenirs du passé ne suffisent plus. C’est pourquoi, à la suite du témoignage de ces témoins, l’auteur de l’épitre aux Hébreux dit : « courons avec persévérance l'épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est l'auteur de la foi et qui la mène à la perfection ».

Le croyant est appelé à se tourner constamment vers le Seigneur qui suscite la foi et qui seul a le pouvoir de la renouveler dans son cœur. Il s’attache à Lui plutôt qu’à ses biens, il le cherche Lui plutôt que ses bénédictions. Abraham croyait la promesse mais il croyait surtout que l’auteur de la promesse était fidèle, c’est pourquoi il a obéi, étant prêt à sacrifier par obéissance son fils Isaac, le fils de la promesse, car « Il comptait que Dieu est puissant, même pour faire ressusciter d'entre les morts ». La foi est avant tout obéissance au delà du visible plutôt qu’obtention immédiate de bénédiction comme on veut nous la présenter aujourd’hui.

La foi n’est pas non plus une conviction de notre âme. Lorsque Jésus a dit « tout est possible à celui qui croit » le père de l’enfant possédé a répondu « je crois, viens au secours de mon incrédulité ! » Jésus l’a exaucé. Dans son âme, il ressentait l’incrédulité mais il était placé devant le Seigneur. Je peux donc me sentir incrédule mais je me tourne vers Celui qui est l’objet de ma foi. Lui seul est l’appui de ma foi et non la force de mon psychisme. Notre foi est chrétienne car elle repose sur la réalité de Jésus Christ et de ses promesses.

Que Paul pouvait-il montrer de la foi ? Après avoir prié trois fois pour une souffrance physique, il reçu cette réponse : « ma grâce te suffit ». Il devait donc supporter un visage visiblement hideux et difficile à regarder, impossible de faire l’homme extraordinaire... C’est l’inverse de l’homme religieux qui cache ses faiblesses, ses péchés, ses douleurs pour paraître d’une foi parfaite et triomphante. Paul acceptait ce qu’il était dans la chair et il parlait de ce qui faisait sa force : la réalité de Jésus Christ ; Jésus est ressuscité, voilà ce que Paul croit.

Le miracle de la résurrection est fondamental pour la foi. Ce fait a été attesté par les témoins oculaires, Paul en reçu la révélation seul dans le désert comme une confirmation supplémentaire de cet évangile. Si nous croyons à la résurrection de Jésus d’entre les morts alors nous croyons qu’Il peut rendre la vie à nos corps mortels [« Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » Rom 8 : 11]. Et si nous croyons à la résurrection, alors nous pouvons croire le reste.

Ainsi au moment du doute, nous nous replaçons sans cesse devant Celui qui est l’auteur et l’objet de la foi. Ce n’est pas une technique, c’est une réalité : Christ est ressuscité, Il règne pour toujours dans les cieux et Il intercède auprès du Père en notre faveur.

L’acte de foi ne consiste pas à croire que je serai guéri si je suis malade, mais c’est croire en Jésus Christ en qui se trouvent toutes les promesses de Dieu. A Lui je m’attache, en Lui je suis sauvé, délivré, guéri. Oui, je suis appelé à expérimenter ce qui découle de Lui mais mon seul secours est toujours de revenir à Lui pour être sauvé. Le voile se déchire quand je me tourne vers le Seigneur, j’entre dans ce processus de guérison et de purification qui s’achèvera dans le ciel. Il y a bien des bénédictions qui s’attachent à la foi mais ce ne sont pas ces miracles ponctuels destinés à améliorer mon confort car ce que Dieu veut, c’est la parfaite sainteté et la guérison, biens qui sont en Christ. Dieu sait que j’ai besoin de ses interventions dans ma vie car, sans cela, je ne pourrais pas le servir. Sans ses miracles et toutes les manifestations de son amour comment pourrions-nous tenir ? Mais lorsque nous sommes malades, que pouvons-nous regarder sinon le Seigneur vivant et ressuscité ? Sans ce regard de foi l’accusation et le découragement risquent bien de nous submerger.

Le Seigneur va donc agir conformément à tout ce qui est en Lui. La Parole ne parle que du Christ, elle nous est donnée pour cela. Tout ce qui est écrit n’a de valeur, de puissance et de vérité que par Christ. Celui qui entend et croit la Parole, l’Esprit Saint agit en lui et il y a communion avec les Ecritures car il est visité par le même Esprit que celui qui a inspiré les Ecritures [2 Cor 4 : 13 « et comme nous sommes animés du même esprit de foi qui a inspiré cette Parole de l’Ecriture … » (version synodale)]. Par ce miracle, la Parole vient nourrir la foi et l’Esprit Saint applique l’œuvre de Dieu dans nos cœurs et nos corps.

Si la Parole prophétique me parle de la guérison qu’il y a en Jésus Christ, alors elle fera le miracle de me guérir, sans que j’aie besoin d’entretiens supplémentaires. Certaines personnes en difficulté depuis des années ont entendu une parole dans une prédication qui s’adressait à eux, ils l’ont crue et ont été délivrés ! Si la Parole nous conduit à Christ, elle peut faire beaucoup plus d’œuvre dans le cœur que les entretiens, même si ceux-là peuvent aussi conduire à recevoir une parole prophétique. L’essentiel est d’entendre le Fils nous parler par sa Parole. Elle libère lorsqu’elle nous conduit à saisir l’œuvre de Dieu en Jésus Christ.

En réponse à la Parole prophétique, nous disons, en Christ : « Amen » pour sa gloire. C’est la seule chose que nous sommes appelés à faire. Nos « Amen » sont toujours partagés, l’envie n’est pas toujours au rendez-vous … mais est-ce important ? Suis-je devant la vérité du Christ ? Alors, je dis « Amen » en Christ car je suis homme et incapable d’être entier. Mon Amen est alors reçu en entier par Dieu, c’est la grâce parce que je le dis au nom du Fils. En lui seul il n’y a que oui. Ma réponse est parfaite et ma foi honore Dieu car elle repose sur Christ. L’assurance n’est pas en nous-même mais en Lui, que son Nom soit béni.

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