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Un fondement solide pour une foi active

Publié le mardi 15 février 2011

Dans nos récents voyages, nous rencontrons beaucoup de découragements quant à la marche concrète de la foi : collaborations impossibles, charge de travail éreintante, confrontations invivables etc… Certains jeunes que nous avons formés ne tiennent pas le coup et doivent changer de contexte tant la situation leur est insupportable. D’autres, littéralement immergés dans une activité professionnelle intense, se démènent pour « sortir la tête hors de l’eau ». Leur vie spirituelle en devient quasi inexistante et se résume à quelques réunions bibliques qui ne sont la plupart du temps que le prolongement épuisant d’une journée ininterrompue. Il ne reste plus beaucoup de temps pour la piété et beaucoup disent avoir bien du mal à vivre toute cette vie trépidante devant Dieu.

Chacun constate que la pression du monde est de plus en plus forte, les exigences dans bien des secteurs d’activités ne cessent de s’accroître alors que les moyens sont toujours plus limités. Ces réalités créent une tension parfois insoutenable, les nerfs sont à fleur de peau, la fatigue et la lassitude viennent à bout des plus vaillants. On en viendrait vite à penser que la Parole ne peut plus être vécue dans notre contexte actuel et que la vie chrétienne n’est possible que pour ceux qui se tiennent éloignés de cette spirale infernale …

A y regarder de plus près, les exhortations que nous lisons dans la Parole s’adressent à des croyants dans des situations bien diverses. Même si certains étaient nobles, la plupart d’entre eux venaient de conditions modestes et ne devaient pas disposer de beaucoup de temps pour la piété, d’autres encore étaient esclaves, tous recevaient pourtant ces mêmes exhortations. Paul et ses compagnons n’étaient eux non plus particulièrement oisifs puisqu’ils disaient aux Thessaloniciens être à l’oeuvre nuit et jour pour n’être à la charge de personne.

Par ailleurs, si l’on considère la vie de nos grands-parents ou arrière grands-parents, on ne s’imagine pas non plus qu’ils aient vraiment eu le loisir d’être des contemplatifs … pourtant certains d’entre eux avaient une foi inébranlable au sein d’un labeur éprouvant, des maladies et épidémies parfois ravageuses. A l’évidence, il nous manque quelque chose de la sérénité des hommes de Dieu comme cet homme Hénoc au sujet duquel la Parole rapporte cette simple phrase : « Il marcha avec Dieu ». Il a vécu sa vie de foi devant Dieu en toutes circonstances et jusqu’au bout. Abraham, ayant tout quitté par la foi, a vécu 80 ans sans autres directives ... Paul a dû apprendre à être content dans l’état où il se trouvait : « Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie »[1].

Que nous manque-t-il ? Plus de vie de prière ? Plus de connaissance de la Parole, plus de charisme ou de puissance ? En ce qui concerne notre mission, plus de piété ? Oui certainement tout cela à la fois. Pourtant, en cherchant toutes ces bonnes choses, nous risquons de manquer de nouveau le but. Ces bonnes aspirations peuvent vite se transformer en convoitise, en exigence de délivrance ou de révélation qui n’aboutit qu’au découragement, à une frustration de plus ou encore à vivre des expériences plus ou moins mystiques qui ne viennent pas du Seigneur.

La fermeté et la constance de ces hommes prend racine dans des vérités établies et immuables comme cette parole adressée à Esaïe : « Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir »[2].
Le solide fondement de notre foi et de l’Eglise, c’est bien la personne de Jésus, selon ce que nous enseigne l’apôtre Paul. Sur Lui s’édifient l’Eglise et tout croyant appelé pierre vivante. Ce rocher est inébranlable, tandis que « la grêle emportera le refuge de la fausseté, et les eaux inonderont l’abri du mensonge ».

Rien n’a de valeur dans ce que nous construisons si nous ne construisons pas sur LUI. On ne peut bâtir sa vie sur des principes même s’ils sont bibliques, ni détacher les vérités doctrinales de sa personne car il est Lui-même la valeur de tout ce que nous construisons. Les charismes et la révélation supplémentaires dont nous avons tant besoin ne sont qu’en Lui. Tout le reste sera balayé par les épreuves de la vie et ses contradictions. Certains ont bâti des choses magnifiques soi-disant au nom de Jésus mais ils ont déplacé le fondement. Ce qui a de la valeur n’est pas ce que nous construisons mais uniquement ce qui a été bâti sur le fondement de Christ, de sa vie. La doctrine ne peut remplacer le Seigneur, et l’échange entre Dieu et les hommes ne se fait pas en dehors de Jésus-Christ.

Il est frappant de voir aujourd’hui combien les croyants parlent de Dieu sans évoquer Jésus le Seigneur. On raisonne Dieu comme un concept. Que notre approche soit scientifique, philosophique ou théologique, parler sur Dieu en le séparant de Jésus-Christ est une imposture ! Notre Dieu ne diffère alors en rien d’Allah ou du Dieu des déistes. On ne peut penser Dieu le Père sans la révélation du Fils.

Notre piété est une personne : Christ est la force de la piété, la force du culte, la force du service. Tout ce qui me manque est en Lui et je le reçois par la foi aussi longtemps que j’en prends conscience à nouveau. C’est donc de Lui que je dois chercher à me nourrir. Remarquons que les foules ont vécu le miracle de la multiplication des pains après qu’elle se soit tenue à son écoute durant 3 jours… Le Seigneur récompense celui qui le cherche. Cet attachement à Christ, la recherche de sa présence et de son enseignement sont des choses qui certainement nous font défaut. L’homme se cherche avant tout lui-même dans la satisfaction de ses désirs plutôt que de chercher le Seigneur. Acceptons que notre écoute soit mise à l’épreuve comme cette foule.

Il y a deux manières de croire au miracle : demander une délivrance instantanée et magique ou bien accepter la dénonciation du péché dans la repentance en croyant que l’action du Saint-Esprit nous purifie esprit, âme et corps. L’action est peut-être moins spectaculaire mais la victoire en est peut-être plus ample : plutôt que d’attendre un changement des circonstances extérieures, le coeur apprend à vivre du miracle de la foi en s’attendant à l’action du Saint-Esprit dans les situations les plus désespérées. Celui qui accepte ce chemin sera non seulement vainqueur de l’épreuve mais sera lui- même transformé. C’est un autre miracle, non moins probant qu’une guérison passagère. Il faut en effet une action particulière de l’Esprit pour tenir en échec nos défauts de caractère et tout ce que nous sommes dans la chair. Il faut une intervention miraculeuse pour que notre réputation provienne davantage des vertus de Christ que de notre caractère naturel !

Nous sommes les reflets de Christ si nous apprenons à regarder à Lui et si nous désirons vivre de Lui. Nos tares resteront peut-être présentes mais elles seront couvertes si nous regardons au Seigneur. C’est Lui qui paraîtra et non ce qui fait notre honte. Or nous avons bien souvent tendance à nous préoccuper de nos péchés comme on regarderait une tache sans prendre soin de la laver… Se borner à décrire les taches tout comme déplorer nos manquements ne sert de rien, d’ailleurs les obstacles à la manifestation de la vie de Christ en nous sont si nombreux que nous ne pourrions en faire l’inventaire. Je ne serai jamais suffisamment prêt pour être utilisé mais je viens puiser à la source de tout bien, je me livre au Seigneur et je compte sur sa grâce en Le servant.

Dans cet esprit, le plus faible pourra être utilisé contrairement aux religions initiatiques. Ce n’est plus un effort mais un abandon, ce n’est plus une recherche épuisante et fébrile mais une simple reconnaissance d’être participant de la grâce. Le Père a voulu que toute la plénitude de la divinité soit dans le Fils et le Fils nous conduit au Père. Tout est en Christ, nous sommes en Lui et Lui est dans le Père. Notre quête est terminée, nous n’avons pas à chercher ailleurs puisque ce dont notre âme a besoin se trouve dans cette glorieuse réalité spirituelle. Je reçois alors par la foi ce qui m’est proposé.

Lorsque je considère les frères, je dois considérer l’oeuvre de Christ dans leur vie, c’est la véritable valeur, celle d’un groupe ou d’une Eglise, ce qui subsistera dans l’éternité. Nous ne mesurons pas bien ce que signifie la marque de l’oeuvre de Christ en nous et quels sont les enjeux pour l’éternité. Ne négligeons pas une telle grâce. Après avoir renoncé au privilège d’être le premier-né dans le ciel, souffert la mort de la croix et l’ignominie des hommes, Christ a reçu une gloire encore supérieure à celle qu’il avait auparavant auprès du Père. Nous sommes appelés à devenir cohéritiers avec Lui de cette gloire céleste que nous ne connaissons pas mais qu’Il veut manifester en nous dès aujourd’hui.

Paul prie pour les Thessaloniciens afin que Dieu les juge dignes de cette vocation : « il sera glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru », « qu’il soit glorifié en nous et nous en lui »[3]. Etre jugés dignes n’est pas une question de mérite puisque nous avons été appelés par grâce alors même que nous ne le cherchions pas. Mais une parabole nous apprend que les invités peuvent devenir indignes en négligeant l’invitation du roi. Notre dignité est donc de répondre à l’appel car y aurait-il attitude plus offensante que de négliger un héritage si glorieux, une invitation à être cohéritier du roi ? Oui, c’est une offense que de refuser le manteau de justice qui s’obtient par la foi. Paul a accepté de tout perdre pour se présenter devant Lui non pas avec la dignité de son rang mais avec la justice qui s’obtient par la foi en Jésus-Christ. Il peut arriver parfois que Dieu nous abandonne à la force du mal, aux souffrances ou aux injustices pour que nous cessions de nous réclamer d’autre chose que de la justice par la foi et que nous apprenions à vivre uniquement de Lui en revenant sans cesse sur le fondement solide qui demeure. Cette douce assurance nous permettra de vivre toute circonstance, souffrance, solitude, vieillesse ou suractivité dans un esprit de culte et de reconnaissance. C’est la foi simple, celle qui est agréable à Dieu et par laquelle Il se glorifie.

A ce sujet, les dernières confessions de Felix Neff sont des plus touchantes. A l’issue de plusieurs semaines d’agonie, alors qu’il est étendu sur son lit et entouré de quelques amis, (dont un nommé Guers), son coeur est troublé : Neff s’écria : « o sacrificateur infidèle ! o enfant de colère ! » Après quelques moments de silence, Guers reprit : « oui, enfant de colère et pourtant enfant de Dieu ! » Alors, frappant avec force l’une contre l’autre ses mains décharnées, il répéta d’une voix vibrante avec un accent qui m’alla jusqu’au fond du coeur : «o mystère ! enfant de colère et pourtant enfant de Dieu !». Une autre fois, il dit à Guers : « Je n’ai pas de joie ! » Celui-ci répondit : « On n’est pas sauvé par le sentiment de joie ! » « Mais je ne sais même pas si j’ai la paix », « on n’est pas non plus sauvé par le sentiment de la paix ». « Oui c’est vrai » répondit il, « on n’est sauvé que par la foi ; c’est la seule chose qui me reste… j’ai tout gratté, jusqu’au mur », « mais le mur est solide », répliqua Guers. C’est vrai, dit-il et voilà ce qui me rassure. Et devant Bost il s’écrie : « j’ai gratté avec les ongles, jusqu’à ce que j’en aie enlevé tout le sable, et tout le mortier, jusqu’à la pierre vive mais la pierre est restée »…[4]

Fixons nos regards sur ce qui demeure éternellement, et nous pourrons tenir ferme aux mauvais jours. Ne négligeons pas la seule réponse à nos troubles en prétextant qu’elle est trop simple, c’est la seule qui nous sauve, la seule réalité par laquelle le Seigneur se glorifiera en nous et nous en Lui. « Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés »[5].

Oui, nous sommes enfants de Dieu, participants de Christ et c’est notre gloire. Que Dieu agisse dans nos coeurs de manière à nous trouver dignes de son appel au jour de son retour.

Quelques partages de réunion d’équipe…

L’Esprit de prière fait partie des choses qui nous manquent certainement le plus dans la mission. Nos besoins sont nombreux et pourtant nous ne savons que peu demander. Les situations de nos frères et soeurs gravement malades rendent de nouveau nos coeurs sensibles à cette question : comment prier ? Nous croyons au miracle car la Bible regorge d’exemples et nos diverses expériences au sein de la mission peuvent le confirmer à bien des égards. Que ce soit du miracle du contrôle fiscal, aux interventions dans la santé de plusieurs, des problèmes de stérilité, maladies prénatales etc… Nous n’avons pas vu de multiplication des pains mais nous voyons par contre - toutes proportions gardées- la multiplication des jeunes dans l’Eglise que pourtant personne ne pousse à venir ... Or, une fois la guérison obtenue, on ne parle plus de la maladie ; le miracle passé, nous vivons les choses comme des évidences. Ce que nous pourrions appeler au mieux une forme de sobriété pourrait aussi ressembler à de l’ingratitude. Dieu ne fait-il pas des miracles pour se glorifier afin que ses enfants reconnaissent ses oeuvres et lui rendent un culte par leurs actions de grâce ? Faute de reconnaissance quant aux bénédictions reçues, nous pourrions comprendre que le Seigneur ne donne pas plus.

Dieu veut manifester sa puissance. Il est nécessaire que nous soyons orientés dans nos prières selon ce qu’Il veut opérer par son Saint-Esprit. La compassion pour nos frères nous y conduit et nous empêche de rester passifs à ce sujet. Même si Dieu connaît nos besoins, il nous est demandé de lui en faire part et de chercher sa face. Notre repli à ce sujet est inexcusable. La recherche de la volonté du Seigneur est un combat de la foi que peu de croyants acceptent de mener. Se mobiliser pour prier et supplier a été pourtant une activité de première importance au début de la mission. Elle exige autre chose qu’un balbutiement léger prononcé à la va-vite ou que les habituelles phrases pieuses qu’on dit in extremis une fois que les frères principaux ont fini leur tour de rôle à la réunion de prière…

Si le désir du miracle peut être convoitise, le repli silencieux est une paresse peut-être encore plus coupable. Celui qui crie de désespoir exprime au moins sa peine même si elle est teintée de révolte, tandis que l’impie manifeste la pire des révoltes qui puisse exister, c’est-à-dire le silence. Ne nous trompons pas : se taire ou se contenter de demander le moindre par peur d’être déçu n’est pas une vertu, bien au contraire.

La souffrance nous conduit à crier au Seigneur et à purifier nos coeurs, chercher à comprendre ce qu’Il veut faire. Si nous voulons passer outre ce brisement, nous passons à côté des bénédictions qu’Il veut nous accorder. Il faut parfois avoir été touché soi-même pour enfin compatir à ce que vivent les autres dans une compassion qui - selon sa définition - conduit à l’action. Il est plus facile de croire au miracle lorsqu’il y a un peu d’espoir mais quand tout espoir est anéanti, notre foi l’est souvent tout autant… Il nous reste à dire alors : « Je crois Seigneur, viens au secours de mon incrédulité ».

Les milieux charismatiques proposent des miracles, mais ceux-ci sont souvent suivis d’autres maladies qu’on ne dit pas. Pour autant, que pourra-t-on répondre aux charismatiques qui mettent l’accent sur la prière si en voulant faire mieux, on en vient à faire pire ? Certes, on ne cherche pas le miracle pour le miracle mais cela peut être un prétexte aussi pour ne rien chercher du tout et ne rien demander… On ne risque pas d’être déçu mais on ne risque pas non plus d’être exaucé. La victoire ne s’obtient pas sans combat. Le Seigneur veut nous conduire dans une position de foi : « qu’il demande avec foi et sans douter ». Notre foi est en Jésus, Prince de vie, ressuscité des morts, rempli de compassion. Comme expliqué précédemment, on ne peut raisonner Dieu sans Christ ni chercher le miracle sans chercher le Seigneur.

L’épreuve est là souvent pour nous apprendre à intercéder pour nos frères et aussi pour ceux qu’on aide. Restons bien conscients qu’il faut une action spirituelle pour qu’un drogué soit vraiment délivré de la drogue car aussi longtemps qu’il demeure dans son état, il a soif de drogue comme nous avons soif d’eau. Un homme du monde ne comprendra rien à notre évangélisation si l’Esprit Saint ne touche pas son coeur. Toute action nécessite la prière. Croit-on encore à la prière agissante ? C’est le combat de toute l’Eglise et c’est aussi ce qui fera sa vie spirituelle. Les obstacles du caractère, les rivalités et frustrations vont alors s’effacer devant l’urgence du besoin. En criant au Seigneur, on ne peut faire autrement que s’accorder pour s’unir, on renonce à son caractère dans la repentance en demandant au Seigneur qu’Il ait pitié de nous. Les épreuves nous contraignent à combattre la négligence spirituelle, elle doit disparaître de nos coeurs et de son oeuvre.

« Maintenant, mes fils, cessez d’être négligents ; car vous avez été choisis par l’Eternel pour vous tenir à son service devant lui, pour être ses serviteurs, et pour lui offrir des parfums »[6]. Que les parfums de nos prières parviennent jusqu’à Lui, et que dans sa grâce paternelle, Il daigne encore nous répondre.

Daniel & Jérémie

[1] Philippiens 4 : 13.
[2] Esaïe 28 : 16.
[3] Esaïe 28 : 17b.
[4] S.Lorsch,Félix Neff, l’apôtre des Hautes Alpes, Ampelos, 2010, p. 259.
[5] Romains 8 : 30.
[6] 2 Chroniques 29 : 11.

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