Menu supérieur

  •  

/ Parole partagée / Exhortations / Pourquoi les réveils s’éteignent ?

Menu gauche

search



précédant haut

Pourquoi les réveils s’éteignent ?

Publié le mardi 20 février 2007

Retranscription d'une exhortation donnée lors d'une soirée organisée pendant la Convention Chrétienne des Cévennes le samedi 15 octobre 2005.

J’ai toujours été très ému par la question des réveils, j’ai entendu beaucoup d’histoires de réveils, c’était des choses qui me réjouissaient beaucoup et il me semblait que les quelques mouvements qui pouvaient bien souvent nous laisser espérer le réveil, que ce soit proche ou loin de nous, retombaient très vite. Alors reste cette grosse question, cette grosse souffrance : pourquoi les réveils s’éteignent ? Que se passe t-il ? Comme si l’Eglise de Jésus Christ, qui pourtant a été acquise à grand prix n’était destinée qu’à la médiocrité et la misère (et quand je parle d’Eglise de Jésus Christ, je ne parle pas de l’Eglise protestante ou de la Mission Timothée ou autre mais de L’Eglise de Jésus Christ, celle qu’il a acquis par son sang, qui est l’épouse afin qu’elle lui soit présentée, comme il est écrit : « comme l’épouse sans tâche ni ride, ni rien de semblable, pure, irrépréhensible ») (…)

La France n’est pas une terre de réveil, il y a eu bien peu de réveils dans notre pays. Les derniers qu’on ait vraiment connus, qui étaient clairs sont les réveils de la Drôme avec les retombées dans la Gardonenque. J’ai beaucoup entendu parler de ce réveil puisque les pasteurs de la Brigadette étaient ceux de mes parents. J’en ai entendu parler avec beaucoup d’affection, beaucoup de respect, avec une certaine nostalgie. Il me prenait à rêver dès mon enfance, à l’époque où j’habitais Générargues, qu’au son des cloches du temple, des fidèles sortaient des maisons et allaient au culte pour adorer le Seigneur et pour le louer. Il est un psaume que je vais vous lire rapidement qui décrit un petit peu cette situation dont nous pouvons rêver, c’est une image du réveil. C’est une scène passée à laquelle repense le psalmiste : « Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, Pendant qu’on me dit tout le temps : Où est ton Dieu ?Voici pourtant ce dont je me souviens avec effusion de coeur : Je marchais avec la foule et m’avançais avec elle vers la maison de Dieu, au milieu des acclamations et de la reconnaissance d’une multitude en fête. Pourquoi t’abats–tu, mon âme, Et gémis–tu sur moi ? Attends–toi à Dieu, car je le célébrerai encore pour son salut. »[1]
Il y a là l’expression d’un souvenir d’allégresse, souvenir de joie lorsque la multitude en fête va à la maison de Dieu et c’était ça mon rêve parce que j’aspirais à ce jour-là, je me disais : peut-être le réveil viendra et ces choses-là seront vécues mais pour le moment, je voyais cette désolation et mon cœur était ému.
Pendant longtemps, j’ai laissé cette pensée du réveil en suspens et il y a quelques années, plusieurs textes sont venus sur mon bureau. J’ai des amis qui glanent dans les revues protestantes ou profanes et notamment : « Le matin vient » ce livre qui n’était plus édité. En lisant ces choses, mon cœur fut saisi. J’étais bouleversé, j’ai eu une crise de larmes, comme j’en ai rarement eu en entendant ces noms de pasteurs que mes parents ont connu et dont j’avais entendu parler et en voyant ce que l’Eglise est devenue aujourd’hui : partout, les cheveux blanchissent, les jeunes semblent s’en aller. C’était une de mes préoccupations depuis toujours : comment transmettre le témoignage à mes enfants, aux enfants de mes amis, aux jeunes de l’Eglise, ceux qui grandissent à l’école du dimanche, qui sont au groupe de jeunes mais dont la vie prend ensuite le dessus. On reste longtemps dans le groupe de jeunes, mais après, on déserte les réunions, les réunions de prière d’abord, les études bibliques ensuite et bientôt les cultes aussi, pour ne se rassembler que de temps en temps lors de grands évènements très orchestrés. Comment transmettre à nos enfants un témoignage qui soit crédible, qui les saisisse pour perpétuer la mémoire du nom du Seigneur ?

Devant ces témoignages extraordinaires du réveil, si simples, venus avec tant de vérité et tant de puissance, bouleversant des consciences et voyant qu’il n’en reste aujourd’hui que le souvenir d’une gloire passée, nous pouvons nous poser la question : sommes-nous destinés à vivre dans cette sorte de joie de ce qui se passe ailleurs (et cette joie est légitime), ou de ce qui s’est passé autrefois ? Musset disaitqu’un souvenir heureux sur terre est plus vrai que le bonheur, mais c’est un romantique ! et ça ne me satisfaisait pas. A quoi ça sert d’avoir été heureux si c’est pour vivre aujourd’hui la détresse sans espoir ?
L’autre question : Christ aurait-il payé un si grand prix pour que son Eglise soit ce qu’elle est et ce que nous sommes souvent ! Quel prix payé ! Est-ce bien là le plan de Dieu ? Est-ce que l’Eglise est appelée à vivre cette sorte de balancier, d’alternance de lumière et d’ombre, de périodes de réveils puis de longues périodes (années, décennies voir siècles) de sommeil spirituel mais aussi, il faut le reconnaître, bien souvent, malheureusement d’apostasie. Les réveils d’Israël ont toujours été suivis de chutes, de lourdeurs, de sommeil et puis finalement de péchés scandaleux, les réveils s’éteignent ainsi. Que faut il faire ? Qu’avons-nous à espérer ? Que faut il croire ? Et dans des prises de conscience comme celles-ci, bien que l’émotion ne soit pas toujours de bonne augure, (on craint généralement les émotions, les larmes, en témoigner en public aussi), mon cœur se déchirait avec un espoir : peut-être le Seigneur peut et veut faire quelque chose, mais quand veut il le faire et comment ? Que devons nous faire en attendant ? Attendre son retour en sommeillant, voire en dormant entièrement et puis, prier pour le réveil, mais pour prier pour le réveil il ne faut pas dormir, sinon, c’est un rêve ! Parce que lorsqu’on dort, on rêve à des belles choses et en général, on est toujours le centre de son rêve. On aimerait tant être le centre de nos rêves et le centre du réveil !
Alors il ne s’agissait pas de rêver, le rêve était un mythe, nous ne pouvons nous contenter des joies d’un souvenir avec un présent affligeant, attristant au possible ! L’Ecriture dit : « l’Esprit souffle où il veut, on en entend le bruit, mais on ne sait ni d’où il vient, ni où il va » Alors, faut-il attendre seulement une effusion de l’esprit qui viendra on ne sait quand ? J’avais entendu beaucoup de gens dire : « Il nous faut prier pour le réveil ! Il nous faut le réveil ». J’étais dernièrement en Bulgarie, et de la part d’un groupe missionnaire engagé qui a des fruits depuis quelques années, j’entendais dire : « Il faut prier pour le réveil, si nous n’avons pas de réveil, nous sommes perdus, la Bulgarie a besoin d’un réveil ! ». Et je disais, la France aussi aurait besoin d’un réveil et j’entends aussi cela en France. Mais quel réveil faut-il ? Que devons-nous attendre et qu’avons-nous à faire ?
La Parole de Dieu ne nous laisse pas dans l’indifférence par rapport à la situation de l’Eglise, elle ne nous laisse jamais sans une orientation, sans un ordre car Dieu veut révéler à ses serviteurs et à ses servantes quelle est sa volonté, si seulement nous savons l’entendre comme l’entend un disciple, c'est-à-dire dans un esprit d’obéissance et de foi.
Alors j’ai sondé l’écriture pour savoir ce que disait la Bible sur le réveil et la première chose que j’ai lu à ce moment-là parlait des moments précurseurs d’un réveil : « Tu te lèveras, tu auras compassion de Sion ; Car le temps de lui faire grâce, le moment fixé est arrivé ; Car tes serviteurs en affectionnent les pierres, ils prennent en pitié sa poussière. »[2]
Il est question ici d’une prise de conscience véritable par l’action du Saint Esprit, le regard de Dieu sur nos situations, celle de nos familles, sur notre situation personnelle, sur la situation de l’Eglise. On ne peut pas pleurer lorsqu’on joue le jeu du contentement, lorsqu’on se donne le bruit de vivre, lorsqu’on ne veut pas reconnaître la maladie, la plaie, la douleur, l’état réel de l’Eglise de Jésus Christ. Il faut en prendre conscience, sinon nous sommes comme des malades qui refusent de se soigner parce qu’ils ne sentent pas la maladie et à l’instant où ils la sentent parce que la douleur s’installe, ils réalisent mais c’est souvent trop tard. On ne voit pas venir le mal et la Parole prophétique est là, donnée normalement aux serviteurs qui commencent à prendre conscience de l’état d’une situation. C’est pourquoi j’étais reconnaissant, même si c’est triste, d’entendre Jean-Luc Bernard dire : » notre situation est identique à celle qui précédait le réveil dans la Drôme ». La situation de nos Eglises ressemble à cela. J’ai donc pensé : ce n’est pas mon analyse seulement, c’est aussi l’analyse d’autres pasteurs, d’autres serviteurs de Dieu, c’est l’analyse que l’on peut avoir la plupart du temps quand on regarde les Eglises. Cette analyse est je crois une analyse que nous donne Dieu, que nous donne sa Parole et dont il faut accepter de prendre véritablement conscience afin de réagir en conséquence par rapport à ce que Dieu nous montre vraiment.

Ensuite, j’ai cherché le texte d’où était tiré ce périodique du réveil de la Drôme : « Le matin vient ». Parce qu’il arrive souvent que nous prenions dans nos discours, dans nos réflexions, des noms bibliques, des phrases, des versets de la Parole de Dieu. Nous nous en réclamons, mais que disent ils vraiment ? Quel est le contexte ? Et alors, j’ai lu ce texte là où il est parlé justement du matin qui vient : C’est dans le prophète Esaïe : « On me crie de Séir : Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? La sentinelle répond : Le matin vient, et la nuit aussi. Si vous voulez interroger, interrogez ; Convertissez-vous, et revenez. »[3]
Donc ce texte nous parle bien du matin, les brigadiers l’ont reçu, l’espoir est né dans leur cœur et cet espoir a été accompagné de l’action de l’esprit parce que ce réveil est un réveil de l’esprit, je l’atteste. Je dirais, j’en suis le fruit car mes parents m’ont transmis ce qu’ils ont reçu de ces pasteurs, ce message auquel ils sont restés attachés. Lorsque je lisais ces sermons des brigadiers de la Drôme ou ceux de la Brigadette, je retrouvais les choses chères à mon cœur que j’aime prêcher, que j’aime annoncer et dans lesquelles je crois, j’ai donc dit : je suis aussi leur héritier. Donc le matin venait, il commençait à poindre de manière magnifique mais la sentinelle dit, et ça c’est plus tragique, la nuit aussi. Cela nous ne savons pas l’écouter.

Dans l’euphorie du matin, nous ne savons pas que le jour passe et que la nuit vient et c’est pourquoi il n’y a pas de vigilance. Le Seigneur Jésus disait aussi qu’il viendrait des temps où les ténèbres allaient devenir tellement intenses sur la terre que personne ne pourrait plus travailler. Je savais bien cela parce que tous les missionnaires qui venaient chez nous finissaient leur montage diapo ou autres avec une photo de coucher de soleil et ils disaient : « La nuit vient où personne ne pourra travailler. » Et j’entendais cela toujours, j’avais peur de cette nuit-là et il me semblait justement que si ce n’était pas vraiment la nuit, c’était déjà le crépuscule et que cela serait de pire en pire. Alors si la nuit vient et c’est vrai que la nuit est souvent venue après tous les réveils et déjà dès ce premier grand réveil des Actes des Apôtres : celui de la pentecôte où les fils et les filles ont prophétisé, etc… Selon ce que le prophète Joël avait dit certain pensent, (nous pouvons l’espérer) qu’il y aura aussi la pluie de l’arrière saison et qu’à nouveau ce grand réveil de pentecôte va se réaliser à la fin des temps.

Mais il y a aussi d’autres arguments bibliques, Jésus dit : « quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »[4]
Lorsque l’époux viendra, toutes les vierges vont s’endormir, les bonnes aussi, toutes celles qui avaient de l’huile s’endormiront. Alors il y a de grandes interrogations : la nuit vient aussi et c’est au seuil de la nuit justement que les croyants, les enfants de Dieu, doivent être vigilants, se réveiller parce que les ténèbres couvrent la terre et c’est face à cette nuit que l’enfant de Dieu est appelé à se laisser saisir par le Seigneur afin d’être vigilant au moment où la nuit veut l’engloutir lui-même. Vigilant, jusque dans la nuit pour être lumière, comme il était dit du Messie dans le prophète Esaïe : « Voici, les ténèbres couvrent la terre, Et l’obscurité les peuples ; Mais sur toi l’Eternel se lève, Sur toi sa gloire apparaît. »[5]
Voilà le Messie, lumière des nations, qui luit dans les ténèbres. Il me semble qu’une lampe sur une montagne brille d’autant plus que les ténèbres autour sont grandes. Nous sommes appelés à être dans le Seigneur, lumière du monde, lumière au milieu des ténèbres, le sommes-nous ? Visiblement nous avons beaucoup de mal à éclairer et à être reconnu comme lumières et le monde ne semble pas être saisi vraiment par notre témoignage ou bien rarement. Faut il donc attendre, en priant avec le vague espoir d’un réveil hypothétique, que l’esprit décide de souffler, mais sans savoir quand ? Sans savoir où ? Que nous dit donc le Seigneur ?
Je voudrais tout d’abord reparler d’un texte de l’ancien testament où Israël connaissait ces périodes de sécheresse, de pauvreté, de misère, de plaie, de douleur et Dieu disait à Israël dans II Chroniques : «  Quand il y aura la famine dans le pays (on peut le traduire comme une famine spirituelle), quand il y aura la peste, quand il y aura la rouille, la nielle, les sauterelles, les criquets, quand l’ennemie assiègera ton peuple dans son pays, dans ses portes, quand il y aura toutes sortes de plaies de maladies, chaque prière, chaque supplication que t’adressera chaque homme ainsi que tout ton peuple d’Israël, alors que chacun aura reconnu la plaie de son cœur et sa douleur, qu’il étendra ses mains vers cette maison, c’est toi qui l’écoutera des cieux, du lieu où tu sièges, tu pardonneras, tu rendras à chacun selon ses voies, toi qui connaît le cœur de chacun, parce que toi seul tu connais le cœur des humains. »[6] Ce moment de grâce particulier, la raison des réunions de prières et ce qui nous pousse à la prière personnelle mais aussi communautaire, c’est l’exaucement. Dieu exauce des cieux celui qui lève ses mains vers l’Eternel.
Il y a une condition préalable quand on lève les mains vers Dieu et que l’on veut être exaucé. Nous touchons du doigt quelque chose que nous n’aimons pas du tout, nous les protestants, encore moins peut-être nous les Cévenols... Ma grand-mère disait : « Il faut couvrir ses braises avec ses propres cendres » Pudeur quant à sa douleur, quant à ses drames, quant à son péché. Ma grand-mère aimait le Seigneur et je ne la déshonore pas en disant cela, c’était son enseignement, son éducation qu’elle avait vécu au sein de beaucoup de difficultés et de douleurs. Heureusement qu’elle avait pu ouvrir son cœur et découvrir sa plaie malgré tout.
Mais ici il est dit, la condition de l’exaucement, le préalable, ce que Dieu demande à chacun du peuple d’Israël, donc à moi, aux pasteurs, aux conseillers presbytéraux, aux épouses et aux enfants, chacun de ceux qui prient c’est de savoir mettre à nu la plaie de son propre cœur. Quelle est cette plaie ? Quelle est cette douleur ? Quel est ce péché que l’on couvre souvent sous une forme de religiosité, de mots pieux, de slogans qui couvrent tout mais qui cachent une réalité que Dieu voit et qui l’empêche de nous exaucer ? Si le peuple d’Israël n’enlève pas devant lui la pierre d’achoppement, son propre péché qui le fait tomber et qui le fait souffrir (les douleurs de notre cœur sont autant de choses que nous enfermons avec pudeur au fond de nous même sans oser véritablement ouvrir son cœur devant Dieu) alors il est conduit à vivre une situation dramatique car Dieu se tourne contre lui :

« Soyez stupéfaits et étonnés ! Fermez les yeux et devenez aveugles ! Ils sont ivres, mais ce n’est pas de vin ; Ils chancellent, mais ce n’est pas l’effet des liqueurs fortes. Car l’Eternel a répandu sur vous un esprit d’assoupissement ; Il a fermé vos yeux les prophètes, Il a voilé vos têtes les voyants ».[7]
Quand on parle de réveil, automatiquement on parle de sommeil parce que pour se réveiller il faut dormir. Pourquoi dort-on alors que l’écriture dit sans cesse, soyez réveillés ? Il ne nous est jamais dit dans l’écriture de prier pour le réveil, bien que nous puissions le faire, bien que ce soit l’ultime solution, le dernier espoir, quand nous nous sentons dormir. Lorsque nous entendons il faut se réveiller, le réflexe de celui qui prend Dieu au sérieux est de dire : « Seigneur envoie le réveil, réveille-nous ! » mais sans oublier que Dieu dit « Réveille- toi ! » (…)

Je réalise dans ma vie parfois lorsque je m’éloigne de la présence du Seigneur, quand un assoupissement semble s’installer et qu’il n’est pas facile de le secouer, le fruit est celui-ci : la révélation de la Parole n’est plus là ! Les mots de l’écriture que l’on a compris, que l’on a connu, n’ont plus de sens, il est dit : « Il a voilé vos têtes les voyants, il a fermé vos yeux les prophètes, toute la révélation est comme les mots d’un livre cacheté qu’on ne comprend pas » On ne comprend plus la Parole de Dieu et dans certains groupes, on ne la lit même plus parce qu’on dit : « Il ne faut pas lire la Parole si l’on veut les jeunes, si on leur prêche l’écriture que voudront-ils ? Il leur faut du théâtre, il leur faut de la musique, il leur faut du loisir, du divertissement » Pourtant Pascal disait que le divertissement était justement ce qui était le plus opposé à la vie de l’Esprit et à la révélation de Dieu. J’ose parler devant vous d’un vieux monsieur qui faisait partie des unions chrétiennes des jeunes gens. Il faut avoir 92 ans pour en avoir été et il me parlait toujours de sa jeunesse et des unions chrétiennes des jeunes gens qui étaient fortement réveillés du temps des brigadiers de la Drôme. Alors je lui ai posé la question : « Mais où sont les enfants de ces jeunes pourtant si nombreux, que s’est-il passé ? Ce réveil-là, parmi les jeunes gens, s’est éteint très vite me répondit-il, en 2-3 ans c’était raclé ». Il est resté quelques retombées bien sûr, comme il en reste toujours d’un réveil, nous sommes quelques retombées de ce réveil-là. Il m’a dit : « On s’est réuni à Nîmes et des gens venus spécialement de Paris nous ont dit : il faut absolument donner autre chose que la Bible, que la prière, que des cantiques, il faut du théâtre, il faut des loisirs, du plaisir et des distractions,… » En deux trois ans tout est tombé, voilà son expérience.

Le mélange des genres, je dirais la mondanité. Quelqu’un m’a dit hier : « Mais l’Esprit de Dieu est plus fort que nous » Dieu est plus fort que nous mais l’apôtre Paul dit aux Corinthiens : « Mais voulons nous provoquer la jalousie du Seigneur, sommes nous plus forts que lui ? »[8] Dieu dit qu’il aime jusqu’à la jalousie l’Esprit qu’il a fait habiter en nous et il y a ce mélange dans la vie de l’Eglise, dans nos cœurs et dans nos vies, il y a ces mots que l’ont dit, mais il y a aussi une réalité, parce que Dieu dit dans Esaïe : Si Dieu a envoyé un jugement sur son peuple, ce peuple aimé, béni, choisi par-dessus tous les autres, si il envoie sur lui un esprit d’assoupissement c’est parce que, c’est très clair : Premièrement « Ce peuple m’honore de la bouche et des lèvres, mais son cœur est loin de moi », il y a différence entre les mots qu’on dit et la réalité qu’on vit et deuxièmement il y a ce mélange dans la piété avec les œuvres des ténèbres, ils font leurs œuvres dans les ténèbres et ils disent : « Qui nous voit et qui nous connaît ? »[9] N’est ce pas tout simplement couvrir ses braises avec ses cendres ? Je couvre la réalité de ma vie par une piété, par des mots religieux, par une pratique religieuse et à la place du réveil, œuvre de l’Esprit de vérité est envoyé alors, ô douleur, un esprit d’assoupissement qui vient de Dieu ! Bien sûr nous savons que l’Esprit de Dieu est plus fort que nous, la preuve : il peut réveiller les Eglises les plus endormies. Mais lorsque son peuple cache sa plaie, son péché, l’Esprit de l’Eternel est attristé.
Il est un texte d’Ezechiel qui m’a amené à pleurer un jour, c’était ce temple de Jérusalem où Dieu avait dit : « je ferais habiter sur ce lieu toujours mon regard et mon cœur ». Et voilà que dans ce temple Ezechiel amené en esprit voit toutes sortes d’idoles et de pratiques mauvaises, l’idole de la jalousie, de l’adoration au soleil,… Et il dit : voit les horreurs qu’il y a dans ma maison et voilà que l’esprit se lève, s’arrête sur le seuil, et la gloire de Dieu quitte le temple.

Non, ce n’est pas que l’Esprit soit moins fort que nous, mais c’est que nous nous croyons plus forts que l’Esprit ! Ce n’est pas que Dieu soit moins fort que nous, mais c’est que nous nous croyons plus forts que Dieu et que par mon péché, le nôtre nous pouvons si souvent attrister le Saint Esprit de Dieu et cette parole était bien souvent ces derniers temps dans mon cœur : « N’attristes pas le Saint Esprit de Dieu ! »[10]
Nous sommes d’accord de dénoncer les ténèbres sur la terre et désirer être lumière mais il faut que notre lumière luise et l’apôtre Paul disait si clairement : « nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres mais nous sommes des enfants du jour, dépouillons nous donc des œuvres des ténèbres. »[11]
Jean-Luc Bernard nous a cité tout à l’heure le texte de Romains que le doyen Jean Cadier disait souvent, il est aussi écrit dans le texte aux Ephésiens, où il est dit : « Réveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts »[12] c’est de nouveau un ordre. Nous pouvons dire: Seigneur réveille-nous ! Mais Dieu dit : réveille toi ! Alors comment se réveiller, comment l’Eglise peut-elle se réveiller, comment sommes-nous appelés à nous réveiller ? L’ordre est clair : Dépouille-toi des œuvres des ténèbres ; il est dit : « n’ayez rien de commun avec les œuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez les ! Car ce que font ces gens en secret il est honteux même d’en parler ». C’est la chose honteuse du secret. C’est l’esprit qui attriste l’Esprit Saint, l’esprit du monde, parce que l’apôtre Jacques le dit, c’est la réalité du péché caché qui est l’inverse de la lumière parce que ça c’est la vie des ténèbres. Mais si nous confessons nos péchés, nous marchons dans la lumière, dit l’apôtre Jean, tous les apôtres disent la même chose et surtout ces péchés de méchanceté, de haine, de jugement qui sont dans nos cœurs en dehors de la soumission à Dieu et de son Esprit, en dehors de l’amour de Dieu et de l’amour de la vérité. Celui qui affirme marcher dans la lumière tout en conservant de la haine contre son frère dit l’apôtre Jean est encore dans les ténèbres et il ne voit pas, les ténèbres rendent ses yeux aveugles. Donc les ténèbres peuvent aveugler les yeux d’une église réveillée ou qui a été réveillée. Les ténèbres peuvent m’aveugler alors que j’ai été réveillé et saisi par le Seigneur. Par quoi suis-je aveuglé, sinon par l’épaisseur des ténèbres ou l’épaisseur des ténèbres de mon cœur. Quand le Seigneur Jésus a été attaqué par la puissance des ténèbres au moment de Gethsémané, il disait : « c’est là mon œuvre, c’est la mon heure et la puissance des ténèbres mais il n’a rien en moi. » Le prince des ténèbres n’avait rien en lui c’est pourquoi Il l’a vaincu.

[1] Psaumes 42 verset 3

[2] Psaumes 102 verset 13

[3] Esaïe 21 verset 11

[4] Luc 18 verset 8

[5] Esaïe 60 verset 2

[6] 2 Chroniques 6 verset 8

[7] Esaïe 29 verset 9

[8] 1 Corinthiens 10 verset 22

[9] Esaïe 29 verset 15

[10] Ephésiens 4 verset 30

[11] 1 Thessaloniciens 5 verset 5

[12] Ephésiens 5 verset 14

haut suivant

|

Right menu

À la Une

Nouveau site Timothee Acceuil Jeunesse

Avec des Cris de Joie n°18 - Tiens ferme en sa bonté

Tes œuvres te louent - chants d'enfants

"Il est un trône de gloire" par la chorale de la Mission Timothée.

Il est un trône de gloire par la chorale de la Mission Timothée. 

Présentation de la Mission Timothée

Présentation de la Mission Timothée 

"Que ferons nous" par la chorale de la Mission Timothée

Que ferons nous par la chorale de la Mission Timothée 

Garder la parole de Dieu par sa grâce

Garder la parole de Dieu par sa grâce 

Dieu de fidélité

Dieu de fidélité 

Que sa lumière brille !

Ecoutez la Bible en un an