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Ne plus connaître selon la chair

Publié le mardi 04 octobre 2011

« Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; et si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. »

« Dieu nous connaît, et j’espère que dans vos consciences vous nous connaissez aussi » (2 Corinthiens 5 : 11)

La vie d’Eglise, ses rouages, son ambiance, ses habitudes et surtout ses paroissiens, n’a plus beaucoup de secrets pour beaucoup d’entre nous. Nous nous côtoyons depuis tant d’années. Le temps qui passe ne fait qu’affiner la connaissance que nous avons les uns des autres avec nos qualités mais aussi et surtout nos défauts, nos humeurs, les blessures du passé, ce que nous espérions de l’autre et qui n’est jamais venu… Nous savons qu’une des conditions à l’affermissement et la croissance de l’Eglise est la communion de chacun des membres et leur étroite liaison, tant de passages magnifiques d’Ephésiens nous ont été enseignés... Dans notre marche, de nombreux obstacles à cette communion se dressent et celui de cette connaissance de nous-mêmes et des autres, cette usure du temps creusée par toutes nos considérations humaines, n’en est pas des moindres.

Oui, nous nous connaissons selon la chair mais qu’en est-il de la connaissance de l’œuvre du Seigneur en nous ? Pour rappeler son ministère auprès d’eux Paul disait à ses frères Corinthiens : « Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l’encre, mais avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs. »

De façon aussi certaine que le péché est écrit avec un burin de fer sur la table des cœurs, le Seigneur a gravé dans nos cœurs une lettre écrite qui est celle de son esprit, œuvre de grâce qui supplante l’œuvre de mort liée au péché. Nous sommes ce que nous sommes selon la chair et nous le resterons, mais pouvons- nous considérer avec tout autant d’assurance ce que nous sommes dans le Seigneur et ce que le Seigneur a fait en nous ? Nous nous connaissons parfaitement selon la chair mais nous avons tant de mal à discerner ce que nous sommes dans le Seigneur.

La méfiance et la suspicion, ce regard voyeur qui consiste à toujours se pencher et regarder sous les vêtements des autres pour scruter la moindre imperfection est bien l’inverse du regard de Dieu. Que de distances prises, que de défiance pour conduire à nous distancer des frères et compromettre toute communion. C’est ainsi que certains frères et sœurs en viennent à ne plus pouvoir se supporter !

Si nous cherchons à aimer notre conjoint comme nous l’aimions 20 ans en arrière, il est fort probable que nous serons déçus… Selon la chair, l’évolution n’est pas très heureuse - du moins dans son aspect extérieur - et nous sommes bien contraints d’apprendre à aimer autrement … Considérer ce que Dieu fait est la seule manière de passer outre les imperfections humaines. En considérant l’œuvre de l’esprit, ce qui est de la chair disparaît. Il nous faut donc chercher à connaître nos frères autrement que par tout ce que nous savons d’eux au niveau charnel. Je considère que le Seigneur est, dans leur cœur, plus grand que ce qu’ils sont dans la chair. Je regarde chez eux ce que j’attends qu’ils regardent chez moi : l’œuvre de la grâce.

Ainsi cette réalité s’applique autant pour le regard porté sur les autres que le regard que les autres portent sur nous. Si nous attendons un tel regard de la part des autres nous devons aussi veiller à ne pas être nous-mêmes obstacle. Comment espérer qu’ils oublient ce que nous sommes selon la chair au profit de l’œuvre du Seigneur si nous ne cessons de revendiquer ce que nous sommes en nous-mêmes ? C’est un renoncement et un don. Si je ne me donne pas aux autres pour les aimer, alors il ne reste qu’attente et reproche. Soit je renonce et je me donne, sois j’estime que les autres sont redevables envers moi et j’attends avec frustration qu’ils changent. Mais pouvons-nous espérer changer dans la chair ? Il y a en l’homme quelque chose de kamikaze qui le pousse parfois à vouloir commettre ce qu’il redoute le plus, l’acte gratuit. On ne veut surtout pas trahir et pourtant nous le faisons… nous ne sommes malheureusement que des hommes et comme le disait quelqu’un « l’humain est tellement humain que le pire n’est pas sûr ».

Pour que Jésus ne soit plus considéré selon la chair, il fallait qu’il meure ! Sa vie charnelle et terrestre n’était que le reflet d’une autre réalité qui devait se manifester par le triomphe de la résurrection au travers de la mort de la croix. La gloire de Dieu a été d’autant plus évidente que la gloire de l’homme était inexistante. Oui, c’est un renoncement pour la chair, mais c’est aussi le manteau qui nous couvre. Seul le vêtement de Christ me protège du regard malveillant des autres et de leur jugement. Je peux alors côtoyer mes frères, les écouter et recevoir d’eux si je suis dans cette foi là. Ce sont mes frères pour lesquels Christ est mort, il est ma justice comme il est leur justice.

A mesure que nous réalisons ces choses, nous prenons conscience des principes et des lois qui imprègnent nos relations.

Une certaine éducation a marqué les consciences en présentant Dieu comme un Dieu d’ordre. C’est ainsi que beaucoup ne peuvent aimer que lorsque toutes choses sont en ordre, mais quel ordre ? L’ordre du temple solaire était aussi un ordre… Dieu ne se présente jamais comme un Dieu d’ordre, cette notion n’est mentionnée qu’une fois au sujet de l’interprétation des langues en disant que Dieu n’est pas un Dieu de désordre, ce qui dans le contexte, avouons le, ne permet pas d’en tirer un principe propre à régenter tous les aspects de la vie chrétienne. Cet ordre n’est jamais abordé dans la Parole, tandis que l’amour y est amplement défini.

Toute exigence, même si elle s’appuie sur un fondement biblique, conduit à la mort. Nous avons, il est vrai, à disposition tout un corpus de doctrine établi depuis Calvin et enrichi de 5 siècles de « révélations évangéliques », autant de connaissance biblique dont nous pouvons user comme arme. Pourtant une position si bonne soit elle, défendue dans cette rigueur intransigeante, revient à accomplir le ministère de la loi que l’apôtre Paul définit clairement comme un ministère de mort ! Ceux qui cherchent à être une ligne de conduite pour les autres imposent leurs bons principes au nom du bien commun et ne produisent que jugement et amertume.

Cette rigueur de la pensée liée au légalisme nous voile la marche de la foi. A la moindre souffrance nous y voyons un jugement : Dieu est forcément contre nous. Notre regard a été faussé, nous ne considérons plus les choses comme Dieu les considère. Il se présente sans cesse comme le Père des miséricordes, le Dieu de toutes consolations. Plutôt que de rester dans la culpabilité, la prise de conscience de nos péchés doit nous conduire à la repentance et la confiance en Lui. Nous n’avons pas à avoir honte de nos épreuves ni à culpabiliser car Dieu est bon et sa grâce nous sauve. Nos réactions révèlent notre manque de connaissance du Seigneur. Nous n’exercerons pas un ministère en relation avec notre perfection mais en relation avec la grâce et la connaissance de l’amour de Dieu. Voilà ce que nous devons apprendre à nous approprier quand bien même nous serions d’une famille maudite chargée de péchés. Cette appropriation se prononce en dehors de tout sentiment de victoire ou de défaite. La faiblesse n’est pas gloire en elle-même, le Seigneur se glorifie s’il manifeste sa force au sein de la faiblesse. Je suis pécheur mais en Christ je suis au bénéfice de la compassion du Père.

En considérant ainsi l’œuvre de la grâce, je peux accepter d’être ce que je suis sans craindre d’être découvert. Nous n’avons plus à nous battre ou à imposer quoi que ce soit pour nous changer ou changer les autres. Plutôt que de gémir dans la prise de conscience de nos faiblesses et dans l’écrasement de nos complexes, apprenons à louer le Seigneur pour ce qu’il est et ce qu’il a fait en nous ! Ne pas le confesser c’est dire au Seigneur : « tu n’as rien fait pour moi » !

Cet acte de foi se fait pour moi et pour les autres, il change mon regard. La confiance dans la grâce me permet d’aimer en toute connaissance de cause. Considérer est bien autre chose qu’évaluer ou scruter, c’est se mettre volontairement dans une position d’humilité et de foi vis à vis des autres et du Seigneur. Elihu avait déjà saisi cette réalité qui va au-delà de l’homme dans la chair lorsqu’il s’adresse à Job : « en réalité, dans l’homme, c’est l’esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui donne l’intelligence ». Tant de réalités nous sont voilées et pourtant c’est ainsi que nous sommes appelés à considérer notre position même si elle est inconcevable au niveau de la raison : nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ, c’est lui notre vie. C’est en Lui que nous sommes, sans quoi nous ne sommes rien au niveau spirituel !

En acceptant d’être ainsi couverts et de nous voir en Lui, alors la vie du corps peut s’affermir et s’accroître par l’unité entre générations, unité dans la collaboration. Si nous sommes en lui, le corps grandira naturellement car c’est la vie du Seigneur qui anime le corps. Il vit en nous et c’est lui qui est la tête du corps de l’Eglise, laissons l’œuvre de sa grâce s’opérer pleinement dans nos cœurs.

Daniel et Jérémie

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