Menu supérieur

  •  

/ Parole partagée / Exhortations / N'oublie pas le trésor !

Menu gauche

search



précédant haut suivant

N'oublie pas le trésor !

Publié le jeudi 19 décembre 2013

Tout homme trouve dans son être de quoi nourrir sa honte. Médiocrité, laideur, faiblesse, tant de choses propres à susciter une répulsion. La réaction naturelle et spontanée serait de vouloir les rejeter, se rejeter soi-même, autrement dit jeter le vase de terre, trop indigne et méprisable.

En jetant le vase de terre que nous sommes, nous oublions une réalité que l’on peine à croire : Dieu y a placé un trésor ! Or si nous jetons le vase, nous jetons aussi le trésor qu’il contient et nous compromettons tout. Il a choisi les choses faibles et viles du monde, celles qui ne sont pas…

Le trésor, c’est avant tout l’honneur d’avoir été appelé. Les sacrificateurs se distinguaient des autres uniquement par le fait qu’ils avaient été choisis, mais l’auteur de l’épître aux Hébreux nous nous précise qu’ils ont été choisis faibles ! « Tout souverain sacrificateur, pris parmi les hommes, est établi pour les hommes dans (le service) de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut avoir de la compréhension pour les ignorants et les égarés, puisque lui-même est sujet à la faiblesse. Et c'est à cause de cette faiblesse qu'il doit offrir, pour lui-même aussi bien que pour le peuple, (des sacrifices) pour les péchés. Nul ne s'attribue cet honneur ; mais on y est appelé par Dieu, comme le fut Aaron lui-même. » (Hébreux 5 : 1 à 4)

Ce que nous sommes, tout comme ce que nous pouvons observer chez les autres, voire chez les serviteurs de Dieu, nous scandalise parfois. Les faiblesses de Paul ont visiblement déçu certains croyants, au point d’être, pour ainsi dire, déchu de sa dignité d’Apôtre aux yeux des Corinthiens notamment. Pour autant, Paul savait qu’il était un vase de terre, il ne s’en cachait pas car il considérait autre chose : l’appel qui lui avait été adressé et la vie du Seigneur Jésus en lui.

Le regard de jugement que nous portons sur nous-mêmes et sur les autres n’est pas le regard du Seigneur. Nous méprisons nos infirmités autant que nous exaltons nos capacités. En restant ainsi rivés sur ce que nous sommes et préoccupés par toutes ces considérations, nous finissons par mépriser l’œuvre de Dieu. Le Seigneur ne nous demande pas de nous occuper de nous-mêmes mais de regarder à lui et la justice qu’il nous donne en son Fils. Nous nous rejetons à cause de nos imperfections mais il faut que ce jugement diabolique touche à sa fin. Le vase de terre n’a pas de valeur sinon ce qu’il contient.

« Si tu rejettes ce qui est sans importance, alors tu le rejettes avec ce qui a de la valeur, car les deux choses sont liées : Christ habite en toi. »

Il est vrai que nous n’avons pas souvent le sentiment de porter un trésor, cette réalité ne nous transporte guère car ce que l’on ressent s’approche plus de la pauvreté que de la richesse. Nous attendons que le vase de terre soit digne de ce qu’il contient pour nous réjouir. Jugeant la plupart du temps qu’il n’est pas digne, alors nous voulons le jeter.

Mais réfléchissons un instant : lorsque nous disons que nous ne sommes pas dignes de parler en tant que messagers cela signifie que lorsque nous osons parler, nous nous sentons dignes… le raisonnement doit s’appliquer dans les deux sens et cette fausse humilité se trouve alors démasquée.

Accepter notre indignité est indispensable, sans quoi nous ne pourrons pas comprendre en profondeur ce que signifie la grâce. C’est une chose différente d’être aimé dans l’indignité que de vouloir acquérir la dignité pour être aimé. L’exemple de Pierre défie la logique de cette justice toute humaine. Il a renié de manière scandaleuse, mais c’est à lui pourtant que le Seigneur va confier son Église ; il en ressort brisé mais tout son ministère en sera marqué. L’approbation du maître, c’est son appel et non le résultat de ce que l’on fait. Le Seigneur aime le vase de terre, car il a mis en lui son trésor ! Le trésor, c’est la vie, l’appel, l’esprit ; tout cela à la fois.

En effet, ce qui est quelque chose dans un homme, c’est ce que Dieu a fait et l’œuvre qu’il a faite, c’est de nous appeler avant même d’avoir eu l’occasion de faire le bien ou le mal ! Nous sommes appelés sans les œuvres. Si nous avons un jour confessé le nom du Seigneur, ouvert nos cœurs à la grâce et l’avons reçue, c’est que le Seigneur a fait retentir son appel auquel nous avons cru et répondu. Il est impossible d’avoir la foi si nous n’avons pas été appelés. Oui, nous recevons l’effet de la promesse car nous avons été appelés et nous avons cru. C’est le trésor.

Qui peut vaincre le mal et surtout ce mal redoutable qu’est l’incrédulité, sinon l’appel du Seigneur qui nous permet de croire malgré tout ? La puissance du mal est inimaginable, Dieu a dû envoyer son fils mourir sur une croix pour le vaincre. Elle ne peut être vaincue que par la puissance du salut et de la grâce contenue entièrement dans l’appel. Au plus fort du découragement face à mon péché je peux me réfugier dans cette certitude : c’est Lui qui m’a choisi en toute connaissance de cause, Il a opéré ce miracle de me donner la foi et ce miracle est plus fort que la puissance ravageuse et destructrice du mal et de l’incrédulité. Laissons le Seigneur nous le redire. Sa voix n’est jamais forte, celle qui est forte et s’impose, c’est la voix du diable qui s’appuie sur ce qui paraît (y compris cette effervescence de l’activisme ou les projets dans l’œuvre.)

Si nous peinons à saisir cette réalité, c’est parce que nous préférons souvent nous mettre du côté de l’accusateur que du côté de notre ami. Par notre révolte, nous donnons au mal et à l’incrédulité. Pourquoi l’esprit qui est pourtant promis a-t-il tant de mal à se manifester parmi nous ? Il est promis avant tout pour ceux qui ont abandonné la révolte selon ce que nous apprenons d’Ésaïe 59 :

« Mais pour Sion, pour ceux des enfants de Jacob qui se repentiront de leur révolte, il paraîtra comme un Rédempteur. C’est l’Éternel qui le déclare. Et voici, dit l’Éternel, l’alliance que je vais conclure avec eux : Mon Esprit qui repose sur eux … »

La révélation du rédempteur est donnée dès l’instant où Sion abandonne sa révolte.

Cette révolte s’exprime soit par l’exaltation de l’homme dans sa force et sa beauté, soit par le dénigrement et le mépris du vase de terre comme par exemple le fait de ne pas vouloir être appelé serviteur de Dieu à cause de la réalité du vase de terre. Nous pourrions en effet considérer étrange que Dieu ait choisi un bègue pour lui confier la Parole. Moïse n’a pas réagi autrement puisqu’il a refusé ce choix et il s’est dérobé. Aaron a été choisi à sa place mais Moïse a eu l’occasion de le regretter par la suite… La révolte n’est pas toujours celle des barricades, elle s’exprime par le simple refus de nos handicaps, de ce qui n’est pas glorieux et ne nous semble pas « à la hauteur ». C’est pourtant le choix de Dieu, il a choisi de manifester sa gloire dans des vases de terre.

L’évolution de notre Mission comporte un danger en ce qu’elle tend à s’éloigner de cette réalité. Le vase de terre prend de plus en plus de vernis et se met à briller. Nos enfants sont pour la plupart beaux, intelligents, musiciens, nous avons toujours plus de contacts avec le monde intellectuel auquel nous aimerions tant plaire. Nos faiblesses et incapacités en deviennent encore plus insupportables ! Comment va se sentir le faible au milieu de nous ? Nous caressons nos capacités, nos succès et nous méprisons l’insuccès. Il est vrai que des portes s’ouvrent, elles peuvent être une bénédiction, mais la prudence est de mise car l’opprobre n’est jamais loin, la gloire des hommes n’est pas notre pain. Nous devons apprendre à nous réjouir de l’œuvre de Dieu et de son appel à y participer et non de notre activité ou de nos succès, c’est pourquoi le Seigneur nous rappelle régulièrement à quel point nous n’y sommes strictement pour rien. Il agit sans notre intervention.

Cela ne signifie pas que le vase de terre ne doive se purifier et poursuivre la sanctification. « Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Eternel », « que celui qui est pur se purifie encore » mais malgré l’appel à la purification, le vase de terre demeurera toujours vase de terre pour qu’il n’y ait pas de confusion entre Dieu et l’homme. La grande puissance est de Dieu et pas de nous.

Se glorifier de l’homme est du péché, « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur ». La véritable gloire est de se glorifier de son appel, de tout ce qui ne vient pas de nous mais qui vient de lui. Apprenons à nous réjouir de la seule chose qui est valable : ce qu’il fait. Qui est digne ? « Il ne fut trouvé personne pour ouvrir les sceaux » dit Jean dans l’Apocalypse, seul le Seigneur est digne, seule sa vie est quelque chose.

Si une seule rencontre a changé à ce point la vie de Paul, on comprend qu’il cherchait à courir pour connaître Christ et le saisir ! Ce trésor n’est pas une idée, c’est une personne, ce n’est pas une religion et un renoncement pour le plaisir du renoncement. Je renonce à ce qui m’empêche de le connaître, le reste est douloureux et inutile. Pourquoi s’attarder sur le vase de terre ? Étrangement, nous sommes bien plus enclins à parler du vase de terre qu’à méditer sur le trésor. La preuve : ces textes de Corinthiens si connus ne nous ont pas souvent conduits à comprendre cette réalité de cette manière : celui qui jette le vase jette le trésor qu’il contient. Le but d’un pasteur est avant toute chose de faire connaître le Seigneur. On entend des prédications parfois intéressantes, avec de bons raisonnements bien menés, mais on ne connaît pas forcément mieux le Seigneur à la fin ! Aucun bien ne vaut le fait de le connaître et c’est bien à cela qu’il faut appliquer son cœur. Nos nombreuses rencontres n’ont qu’un seul but : nous exhorter à sa connaissance les uns par les autres et vivre alors une vraie communion car tous sont tournés vers lui.

Le Seigneur est bon et ne rejette personne. Ce que je vois chez l’autre n’enlève rien au fait que Dieu l’a appelé, il n’en est pas digne comme je n’en suis pas digne. Le message du salut et de la grâce nous ramène tous au même rang et nous apprenons ensemble à nous réjouir de la bonté de Dieu à notre égard. Que Dieu puisse aimer un vase de terre comme je suis, avant même la fondation du monde, quelle chose incroyable ! Lorsque j’ai tendance à juger l’autre, je dois plutôt apprendre à discerner l’œuvre de Dieu en lui et l’aimer car il jouit de la même grâce que moi et Christ est mort pour lui. Les difficultés relationnelles sont inévitables, les distances peuvent se prendre, mais nous sommes ramenés les uns vers les autres par la beauté de l’appel de Dieu dont nous sommes au bénéfice.

Le plus grand trésor que l’homme puisse avoir, personne ne peut l’enlever et il l’emporte partout avec lui. Les mots qu’il prononce seront le fruit de cette connaissance, la vie du Seigneur et son amour pourront rayonner à travers lui. Même les souffrances sont transfigurées par la connaissance du Seigneur, car de ce trésor, la vie de résurrection se manifeste.

Nous avons reçu un don ineffable
Notre Seigneur Jésus sauveur admirable
Que notre amour pour Lui soit pur, inaltérable
Il est la perle de grand prix,
Il est le trésor impérissable.

Daniel et Jérémie

précédant haut suivant

|

Right menu

À la Une

Ajouts Recueil texte

"Il est un trône de gloire" par la chorale de la Mission Timothée.

"Il est un trône de gloire" par la chorale de la Mission Timothée. 

Présentation de la Mission Timothée

Présentation de la Mission Timothée 

"Que ferons nous" par la chorale de la Mission Timothée

"Que ferons nous" par la chorale de la Mission Timothée 

Garder la parole de Dieu par sa grâce

Garder la parole de Dieu par sa grâce 

Dieu de fidélité

Dieu de fidélité 

Messie de Haendel extrait "Un enfant nous est né" par la chorale de la Mission Timothée

Messie de Haendel extrait "Un enfant nous est né" par la chorale de la Mission Timothée 

Les B 2018 avec mp3 sont publiés

Ecoutez la Bible en un an