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Le chrétien et le monde

Publié le lundi 22 octobre 2012

Issues de réunions bientôt disponibles sur internet.

S’il est une question qui revient comme une rengaine ces dernières décennies, c’est bien le rapport de l’Eglise au monde. Or on définit rarement ce qu’est le monde et nous réalisons bien mal quelle puissance il représente. On parle d’aimer le monde car Dieu a tant aimé « le monde qu’il a donné son fils » mais que signifie aimer le monde ? N’est-il pas dit par ailleurs « frères n’aimez pas le monde », « l’amour du monde rend ennemi de Dieu » ? Jésus n’est pas venu pour que nous aimions le monde mais pour que le monde soit à lui. Si nous sommes appelés à aimer le monde, c’est pour lui témoigner de celui qui nous a sauvés et non pour chercher à lui ressembler fut-ce pour faciliter le ‘témoignage’. Cette confusion est grave, car en voulant aimer le monde sans définir ce dont il est question vraiment, les croyants se laissent vaincre par l’esprit du monde et l’Eglise est envahie par cette puissance redoutable.

Pour combattre un ennemi, il faut déjà savoir qu’il existe et de quelle manière il agit. L’ignorance et la naïveté en la matière seraient pires que tout. Le monde dans ce qu’il représente de dangereux doit être décrit pour qu’il soit attaqué à la racine dans nos cœurs par l’œuvre de la croix. Car ce qui ronge le monde, ronge aussi bien souvent nos vies. La puissance du monde est précisément ce qui fait craindre aux jeunes de ne pas pouvoir tenir le coup lorsqu’ils doivent répondre à la Parole, ils savent très bien qu’ils n’auront pas la force de résister et en cela, ils ont raison.

La tradition religieuse définissait « le monde » en mettant l’accent sur les questions d’habillement. Pour ne pas se conformer au siècle présent, il était donc urgent de se conformer au siècle passé… (qui en son temps était aussi à la mode...) Ainsi une fille habillée à la mode était mondaine. Ce raisonnement simpliste a non seulement rendu ridicules des générations de croyants mais n’a pas empêché les scandales de survenir dans l’Eglise, car le monde est déjà bien présent bien avant d’en arriver là. L’autre aspect fortement dénoncé par l’Eglise catholique était le plaisir considéré comme vil et méprisable, associé au péché originel soi-disant d’Adam et Eve. Nous sommes aussi marqués par cet héritage et beaucoup de croyants sont fiers d’avoir renoncé à tout cela. Pour autant, dès qu’il s’agit de réussite sociale, de diplômes, voire de ministère et de défense de ses intérêts, l’affranchissement est beaucoup moins évident… N’est-ce pas là, qui règne au sein de nos foyers, la politique du monde ? Oui, les plaisirs mondains détournent les croyants de la foi et détournent l’Eglise de sa vocation, mais on peut être mondain sans cela.

Lorsque je crois avoir vaincu le monde, il me rattrape d’une autre manière, c’est là toute sa puissance, l’effet de la ruse diabolique qui l’anime et qui aura raison de toutes les bonnes volontés. Toutes les lois dressées comme barrages ne seront que des occasions de chute supplémentaires. Nous pouvons être parfois plus mondains par nos légalismes que certains qui peinent à vaincre quelques atavismes peut-être plus voyants. Au risque de choquer, fumer une cigarette dans un moment de faiblesse est moins grave que de crier sur son conjoint ou de critiquer les frères toute la journée !

En réalité, en faisant des échelons selon nos critères, nous jugeons d’une manière mondaine tandis que nous sommes bien plus vaincus que ce que l’on ne peut imaginer, tout en paraissant pourtant hors de tout soupçon… La satisfaction de notre logique est aussi une convoitise et chercher à ce que les autres soient conformes à nos idées, c’est aussi l’esprit du monde ! Cette propre justice ravage d’ailleurs autant l’Eglise que les plaisirs mondains auxquels les jeunes se livrent. Je peux être mondain en jugeant la mondanité des jeunes et serai ainsi incapable de leur montrer le chemin de la délivrance.

Nous ne pouvons sortir du monde, nul n’échappe à sa puissance, la confrontation aura toujours lieu, seule la mort nous en délivre ! Et pourtant il s’agit de vivre dans le monde mais comme des hommes délivrés du monde car le Seigneur nous a fait des promesses. Délivré de quoi, délivré comment ? Etre délivré du plaisir seulement ? Faudrait-il alors attendre d’être entièrement sénile ?

Le monde envahit tellement nos vies que nous avons du mal à avoir une position ferme pour affirmer que le Seigneur est venu pour nous sauver du monde. Cette force de salut ne se manifeste que si peu dans nos vies ! Plusieurs croient mais ont été vaincus par le monde. Il y a donc foi et foi, c’est la réalité de nos familles. Certains d’entre nous n’ont pas tenu le coup et pourtant ils disent encore croire ! Le monde semble parfois remporter plus de victoire en notre sein que le Seigneur malgré les affirmations de la Parole que nous croyons. C’est la contradiction entre ce que nous confessons et ce que nous vivons.

Le monde est tout ce qui n’est pas du royaume de Dieu ou de la vie de l’Esprit. Ce verset le résume mieux que tout : « tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la vie, ne vient pas du Père, mais vient du monde. » (1 Jean 2 : 16)

C’est par la convoitise que la corruption existe dans le monde ! Les désirs effrénés de notre chair se manifestent dans tous les domaines, intellectuel, sexuel, possession dans toutes ses déclinaisons. Le diable agissant par ces convoitises, nous voile alors la splendeur de l’Evangile qui aurait comme perdu à nos yeux de sa puissance. Nous doutons que le Seigneur puisse vaincre la puissance de la convoitise. Qui peut en effet se sauver de ses désirs ? Nous pouvons renoncer à tout et transposer encore nos convoitises dans les sentiments religieux comme l’ont fait de leur temps les juifs religieux qui ont crucifié Jésus.

Le monde est le cocon dans lequel nous naissons, que nous soyons d’un foyer chrétien ou non, par tout notre être nous sommes en communion avec lui. Satan en est le prince, il soumet à son pouvoir tous ceux qui y naissent. S’il existe une victoire, elle donnée dans une autre sphère : celle où Dieu règne, c’est à dire dans l’Eglise et dans nos cœurs.

Son royaume n’est pas de ce monde, il est venu pour juger le monde afin de le sauver. Il s’agit donc d’accepter que la Parole juge en nous ce qui est du monde. Si je commence à murmurer, je justifie l’amour du monde qui est en moi et je suis déjà vaincu car je ne manifeste pas ma foi comme je dois croire. Le désespoir nous conduit à dire : « la cause est perdue » ce qui est une vérité indéniable. Seule la foi au Christ nous en sort car ce qui triomphe du monde c’est notre foi, nous dit Paul. Mais quelle foi ?

Les échecs nous conduisent à regarder à Jésus car il n’a pas prié pour rien. Celui qui est toujours exaucé par son Père a payé le prix pour nous de son propre sang, comment concevoir que sa prière ne soit pas exaucée pour nous et nos familles ? Il vit pour toujours et intercède en notre faveur ! Nous avons peur de combattre et de rester seuls ? Il a bu pour nous la coupe d’abandon pour que nous ne soyons pas abandonnés ! Il a accompli toute la volonté du Père pour sauver les perdus qui allaient venir à lui. « Tout est accompli ». Nous disons croire en lui mais ne croyons pas comme il s’agit de croire, c’est à dire désespérés quant à nous-mêmes, car nous sommes chair pour recevoir par la foi la vie nouvelle qui nous est proposée. Le Seigneur se révèle et dit « vois, je t’enlève ton iniquité, je te donne ce que tu n’a pas pu gagner ».

Seul ce qui est né de Dieu triomphe du monde. Il faut recevoir ce que notre mère ne nous a pas donné. Je ne peux rien refaire car je suis pétri de ce que j’ai hérité de mon peuple, de ma famille, mais Il le peut par la nouvelle naissance. Je peux déployer une grande piété et être le plus grand des mondains. Tout effort est vain si nous ne l’avons pas Lui.

Certes il nous faut bien éduquer nos enfants à se préserver des souillures du monde mais si nous n’annonçons pas celui qui est plus fort que le monde et qui seul a le pouvoir de le vaincre, à quoi bon enseigner ? Nous pouvons inculquer tous les bons principes de la religion sans donner les moyens de croire comme l’a dit Sartre. Visiblement, il aurait voulu croire mais la révélation de Jésus-Christ ne lui a pas été donnée. Sa famille intellectuelle croyante ne lui a pas donné les moyens de croire, l’ayant privé d’exemple et de message.

Je suis affranchi de la loi parce qu’une autre loi m’habite, une loi qui la surpasse. Par sa vie qui m’habite, le Seigneur vainc le monde en moi. Je ne peux plus dire que je suis vaincu car celui qui m’appelle et fidèle et il a promis de le faire lui-même.

Il s’agit donc de faire connaître Jésus davantage que les principes qui protègent du monde, c’est bien plus beau ! Les rudiments religieux n’ont pour résultat que de former des animaux de basse-cour à qui on a coupé les ailes. Nous sommes appelés à une autre vie qui n’est plus sujette à cette terrible loi de la pesanteur : Il faut que notre âme s’élève jusqu’à la Jérusalem céleste lieu de notre espérance.

Daniel était libre en se tournant vers Jérusalem, bien qu’étant captif à Babylone sous l’oppression de Nébucadnetsar, son cœur vivait car il se tournait vers le lieu de son espérance. De même tournons nos cœurs vers celui qui est vie et par lequel nous vivons.

C’est aussi dans l’Eglise que Dieu règne et se révèle, c’est pourquoi nous chantons des hymnes et des psaumes qui nourrissent notre foi. C’est souvent au moment de prêcher la Parole qu’une invasion de pensées incrédules nous assaille : le regard sur nos échecs personnels, ceux de notre famille ou de notre Eglise pourraient nous fermer la bouche. Alors la parole de la confession de la foi de l’assemblée ranime la foi des cœurs qui doutent car c’est une parole inspirée par la grâce. L’Eglise est là pour nous ramener à notre très sainte foi car les puissances des ténèbres se liguent contre l’Eglise et les croyants, c’est l’action du prince de ce monde.

Celui en qui Christ vit est vainqueur mais il est vainqueur dans les combats ! La gloire du Seigneur se manifeste au sein même de nos combats. Or celui qui est en Christ mène un combat de vie car la promesse est donnée et déjà acquise. Tous les hommes combattent pour la vie mais ils finissent par être vaincus par la mort tandis que le croyant combat pour la vie et la victoire sur la mort devient sienne. La plus grande chance d’être vaincu est d’ignorer le combat. L’étourdissement que propose le monde est une poudre aux yeux efficace pour nous le faire oublier. Ses sirènes nous feraient croire que tout ira bien mais elles nous conduisent à l’assoupissement spirituel et nous éloignent de celui qui est notre victoire.

Le croyant est plus lucide, le combat lui paraîtra plus rude mais Jésus dit : « je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Rien n’est perdu car en nous un jour nous l’avons reçu, cette réalité est supérieure à la puissance du monde. Même pour ceux qui se sont éloignés, une vie est née là. C’est l’espoir et la foi que nous devons avoir les uns pour les autres : « oui, il est puissant le Seigneur qui l’a sauvé ». Celui qui triomphe du monde est celui qui croit que Jésus qui habite son cœur est plus grand que celui qui est dans le monde.

Le Seigneur qui nous a sauvés est puissant, il peut garder notre dépôt, il nous gardera dans notre combat.

Tout en connaissant la puissance du monde et tous ses dangers, tout en voyant le diable agissant plus que jamais, nous savons que la volonté de Dieu, c’est la vie et la vie éternelle pour ses enfants. Nous pouvons alors aller de l’avant, enfanter, car il y a une espérance pour nous et les nôtres. Il est mort pour son Eglise, il conservera son alliance.

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