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Le Seigneur plus que l'oeuvre

Publié le mardi 06 octobre 2009

Que notre témoignage soit reconnu est une chose, mais qu’il porte du fruit en réveillant les consciences en est une autre. Ce que l’on vit peut paraître alléchant pour ceux qui nous observent d'un regard extérieur mais nous pouvons mettre l’eau à la bouche sans pour autant transmettre de quoi désaltérer… Nous avons déjà bien du mal à rentrer en nous-mêmes et prendre conscience de nos fautes pour réformer nos voies… Notre piété disparaît souvent comme « la rosée du matin ». Si la Parole entendue ne suffit pas à nous ramener à l’obéissance, comment pourra-t-elle bouleverser les autres ?
Le temps de Dieu, c’est maintenant, et on ne peut vivre sur une expérience ou une bénédiction passée. La vie nouvelle est aujourd’hui ou elle n’est pas.

Ne pas perdre l’amour

« Devant tant de souffrances qui s’étendent de jour en jour, il faut un remède immense, il faut un immense amour »
C’est ce qui a marqué la mission, notre fraternité est un combat qui coûte cher si nous voulons la vivre et la maintenir. En protégeant nos intérêts, nous nous détournons de la charité. La foi de la femme devant le juge inique était d’une intensité spectaculaire mais Jésus se demande s’il se trouvera sur la terre une telle foi à son retour. L’amour aussi se refroidira. Comme par un processus naturel, tout se refroidit avec le temps. Peut-être y avait-il aux débuts de la mission moins de connaissance de la saine doctrine qu’aujourd’hui, moins d’équilibre sûrement, mais il y avait du coeur. Il est à craindre qu’avec les années, l’usure et les lassitudes, nos coeurs s’appesantissent par d’autres soucis, légitimes peut-être, mais envahissants au point de perdre la vision. Les coeurs appesantis sont des coeurs qui n’aiment plus, devenus insensibles à la souffrance des autres, ils s’aigrissent. Vieillir ainsi est certainement le danger qui menace notre mission. Nous prenons juste ce qu’il nous faut pour survivre, cherchant une nourriture la plus équilibrée possible, mais nous avons perdu le goût comme un malade qui se serait habitué à la nourriture d’hôpital… Si le sel perd sa saveur avec quoi assaisonnera-t-on ?

La purification du cœur

Nous avons pris l’habitude d’appeler le manque d’amour souffrance et ne réalisons plus que le péché est haïssable aux yeux de celui qui nous a rachetés au prix de la croix. Si je ne renonce pas à mes idoles, je n’hériterai pas le royaume et si je ne renonce pas à l’impudicité, je mourrai dans mon impudicité !
Certains croyants racontent les mêmes choses en entretien depuis 30 ans : soit le Seigneur n’a aucune puissance, soit le refus d’obéissance et de renoncement au péché s’est opposé à l’oeuvre de la Parole. Il n’existe pourtant aucun autre moyen d’être délivré du mensonge que de dire la vérité, ni d’autre solution pour sortir de sa méchanceté que d’aimer et faire du bien… Beaucoup devraient être des maîtres avec toute l’aide reçue et l’écoute patiente de tous les pasteurs de la mission. Ils n’ont pas compris que pour aimer il fallait parfois accepter de ne pas être aimé ou pas autant que nous estimions avoir besoin. La Parole ne nous servira de rien si elle n’est pas reçue dans la repentance et la foi obéissante.
Il y a quelques années encore, lorsque des jeunes avaient chuté avant leur mariage, ils devaient en faire la confession publique devant l’Eglise… Ce genre de principe, bien que parfois exagéré, a malgré tout marqué la différence entre le milieu évangélique protestant et la mission. Nous n’étions pourtant pas si légalistes que certains le disent car nous acceptions déjà de remarier des divorcés, chose encore inacceptable aujourd’hui dans les milieux baptistes. Aujourd’hui la dénonciation du péché suscite d’autres réactions : soit elle est insupportable soit on a pris l’habitude de se dire « contents » de la Parole entendue, quand bien même elle aurait dénoncé notre péché avec la plus grande clarté… Nous ressemblons à un gamin qui rit lorsque son père le corrige… Nous sommes contents au détriment de la tristesse de Dieu ! Il n’y pas plus de retour en soi-même dans le souci de purifier son coeur de ce qui déshonore le Seigneur. C’est ainsi que nous méprisons le salut tout en étant religieusement bien installés dans nos certitudes et le confort de nos belles Eglises. Nous avons oublié qu’il vaut mieux n’être rien dans la vie et sauvé que riche et perdu.
Seule une force spirituelle peut renverser et démolir toute hauteur et raisonnement qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu. Le raisonnement des jeunes est d’une force déstabilisatrice, leur aplomb est de plus en plus difficile à contrer. Ils pensent être originaux mais ne réalisent pas qu’ils sont engloutis dans la pensée unique de notre temps faite de subversion et de révolte. Il faut de la force pour ébranler le bourrage de crâne dont ils sont l’objet depuis les bancs d’école jusqu’à internet. Les mêmes bêtises s’installent dans leurs pensées dans un brouhaha qui les empêche d’entendre la prédication. L’habitude est prise de balayer d’un revers de main toute parole d’autorité qui nous concerne à la manière du diable qui susurre : « Dieu a-t-il réellement dit ? »
Quelle autorité aurons-nous si nous n’avons pas appris à obéir ? Que peut-on dire aux jeunes si les parents ne sont pas conséquents dans leur vie conjugale ou vie d’Eglise ? Comment comprendront-ils que le culte n’est pas aléatoire ? Le culte est un devoir à rendre à Dieu, la prière est indispensable, sinon qu’est-ce que la piété ?
On ne sait plus que se convertir signifie renoncer au monde, et nous pouvons être mondains avec une bonne conscience ! « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. » (1 Jean 2 : 15) Si mes préoccupations ne sont pas de servir Dieu avec ma famille et mes biens, alors je suis mondain. Je peux toujours rétorquer que de telles idées sont le fruit du légalisme, mais l’accusation vaut alors pour Jésus, l’apôtre Paul et tous les autres. Il ne s’agit pas confondre le légalisme avec la crainte de Dieu qui a imprégné le message de la mission et qui a fait que, malgré nos défaillances, beaucoup de nos enfants ont pu être sauvés… il ne faut pas l’oublier.
Les protestants eux aussi furent réveillés et bien plus nombreux dans leurs rassemblements lors des périodes de désert que nous ne le sommes aujourd’hui malgré nos bénédictions. Mais les temps ont bien changé... Où en sommes-nous donc et qu’est-ce qui nous attend ?

Le tiraillement entre la reconnaissance et la peur

Il y a encore de la reconnaissance et de la ferveur lorsque l’Eglise chante, car il faut bien le dire, à la mission, on chante. Ce que l’on vit aujourd’hui était inespéré du temps où notre mission marginalisée et composée de quelques « paumés » vivait ses premiers balbutiements. Chanter en foule des cantiques avec une telle ferveur est sans aucun doute un avant-goût du ciel, la preuve que l’Esprit n’a pas cessé d’agir. Quoi de plus beau que ces moments de communion et d’amour ? Oui, nous avons des bénédictions, mais aurons-nous assez ? Nos salles sont magnifiques et nous avons beaucoup travaillé mais sera-ce suffisant ? Tandis que la mission dans son ensemble connaît une certaine prospérité, certains partagent leur désarroi devant des situations locales qui stagnent et ne cessent d’interroger…
A l’image de la réaction du peuple du temps d’Aggée, nous pourrions dire parfois : « nous avons fait beaucoup, mais nous récoltons si peu » et ajouter encore : « est-ce en vain que j’ai purifié mon coeur ? ». Tant d’efforts et d’attente pour « une peau de chagrin » parfois… Nous nous efforçons de nous consoler dans les grands rassemblements régionaux ou encore avec les encouragements des anciens qui disent qu’il y a toujours eu des moments difficiles… Mais le sentiment qu’on ne va pas s’en sortir nous rattrape, le discours et les raisonnements deviennent obstinément dépressifs, la réalité est décevante.
Seule une Parole de Dieu qui s’adresse à nous en particulier pour nous montrer notre devoir peut nous maintenir, car un ordre reçu est salutaire. Lorsque notre devoir nous est annoncé, même les os affligés retrouvent de la vigueur et la fraîcheur de la jeunesse, nous dit Job.
Il est si facile de trouver des raisonnements pour tout justifier, mais qu’en est-il des confirmations provenant du Saint-Esprit ? Comment savoir si je ne m’obstine pas dans ma situation ? Il faut donc s’exposer entre frères dans la vérité pour chercher une conviction commune et se dire les uns aux autres quel est notre devoir. Cet ordre sera libérateur même si ce n’est pas celui que nous aurions choisi. L’important n’est pas ce que je suis dans le corps mais ce que Dieu m’a dit et qui deviendra ma vigueur, ma puissance, une Parole d’autorité qui est devenue mon autorité et mon guide. Quel message devons-nous entendre ?

La vie dans le sanctuaire

Jonas est l’exemple de l’homme livré à ses pensées qui éprouvera finalement la déception. Quoi de plus dur que de faire des reproches à des gens déçus ? Les disciples aussi étaient déçus mais ils n’ont pas entendu le message de Christ après sa résurrection, ils n’ont pas vu qu’ils étaient enfin au bénéfice de son ministère au moment où il annonce cette réalité magnifique : « je m’en vais vers mon père et votre père mon Dieu et votre Dieu ». Il n’y a pas d’autre joie propre à consoler : le lieu Saint, le lieu du sanctuaire où nous sommes désormais introduits. J’adore, j’y donne mon coeur ; là, Jésus est à la droite du Père pour moi. Il a pris mon humanité, non pas pour que je puisse accomplir des choses pour lui, mais pour que je sois en Lui, fils du même père, enfant du même Dieu.
Si ma joie vient de ce que je fais tandis qu’elle ne devrait découler que du lieu Saint, elle ne tiendra pas dans la durée. Il n’y a pas de déception pour les fils qui sont dans le Père. Si tel est le cas, c’est que j’ai raisonné à l’envers.
Il se peut que nous soyons perdus en pleine campagne sans vie d’Eglise ni de place reconnue et pourtant être d'excellents adorateurs de Dieu davantage récompensés dans le ciel que celui qui se vante de toutes ses activités. Je vis dans la joie du Fils, je sème la semence, non pas pour récolter, mais parce qu’il l’a mise en moi. La vie dans le sanctuaire a manqué malgré tous les entretiens, l’aide reçue. La vraie conversion, c’est l’abandon des pensées humanistes, or les croyants raisonnent l’oeuvre de Dieu comme les hommes, c’est ce qui dessèche presque tous les milieux religieux. Nous avons délaissé l’essentiel, le temple dans le ciel et dans le coeur par l’esprit car la vie de nos coeurs est lambrissée comme l’était la maison des juifs au détriment du temple.
« Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie ! » (Psaume 137)
En réponse à l’interrogation de Jésus à Pierre : « m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci », nous pourrions répondre : « pourquoi devrais-je aimer plus que les autres ? » Ou encore « suis-je le gardien de mon frère ? » Peu importe l’autre, Jésus te demande d’être celui qui aime le plus ! C’est le seul domaine où la comparaison est permise…
Aimer les gens plus que l’oeuvre, aimer le Seigneur plus que les gens, voilà ce que nous pourrions oublier. Plus on aime en général et moins on aime notre prochain. A nous de nous placer devant le Seigneur et de lui répondre dans notre faiblesse « Seigneur, tu sais que je t’aime ». Alors il nous répondra : « sois le berger de mes brebis ». Car le berger n’est pas celui qui a le plus de volonté ou de zèle, mais celui qui aime le Seigneur. Certains diront : « je ne suis pas un affectif, je ne suis pas de cette trempe là » … Mais si je suis de « la trempe de Dieu », alors Dieu me répond : « tout est à moi et je te le donne ».
En acceptant ce chemin, nous cheminons alors vers le meilleur de gloire en gloire car la gloire de la maison de Dieu est d’une gloire supérieure, elle est accordée à ceux qui l’aiment et tous ses biens sont à eux.
« Je suis avec toi » dit l’Eternel.
Fraternellement
Daniel et Jérémie

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