Menu supérieur

  •  

/ Parole partagée / Exhortations / La vie d'Eglise

Menu gauche

search



précédant haut suivant

Comment devrait s’organiser une vie d’Eglise ?

Publié le mardi 12 octobre 2010

Les différents sujets soulevés lors de nos récents voyages pourraient se résumer ainsi : Comment devrait s’organiser une vie d’Eglise ?

Si l’on s’en tient au modèle biblique donné dans l’épître aux Corinthiens, la vie d’Eglise ne semble pas si compliquée … « Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification ». (1 Corinthiens 14 : 26).

Une telle liberté dans le déroulement d’un culte nous semble immédiatement utopique, il nous vient aussitôt en mémoire les désagréables expériences des participations spontanées… les silences interminables dans l’attente d’un partage inspiré ou à l’inverse le flot interminable de paroles déplacées de personnes toujours partantes dès qu’il s’agit de prendre la parole… Comment ne pas lire ce texte avec scepticisme ? L’Ecriture sainte est pourtant l’expression de la volonté de Dieu, elle est un ordre pour qui veut lui plaire et d’autant plus pour celui qui choisit de s’engager dans son oeuvre.

A mesure que l’Eglise s’institutionnalise, elle s’écarte bel et bien de ce modèle de libre expression dans l’unité. Cette souplesse dont parle Paul n’est pas la négation de l’organisation car il ajoute également que tout doit se faire avec ordre mais il faut bien reconnaître que l’Eglise a souvent préféré une organisation rigide plutôt que de discerner sans cesse comment l’Esprit de Dieu agit au travers de chacun.

A l’image du culte dans l’ancienne alliance, aucun croyant ne peut se présenter devant Dieu les mains vides. Nous savons quelles sont les offrandes spirituelles que nous avons à offrir mais elles sont assorties également de cette préoccupation d’être instruments de l’Esprit pour l’édification du corps car c’est bien l’Esprit qui ordonne et dirige ces choses. Or la chair ne se soumet pas à l’Esprit, voilà pourquoi un tel modèle paraît invivable. Les instincts naturels de domination, de rivalité ou de recherche de tranquillité sont des entraves à l’harmonie vers laquelle nous conduirait l’Esprit de Dieu.

« Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits »

Paul marque la différence entre la vie de l’Eglise et la religion des hommes. Les religions, tout comme l’art ou la philosophie, sont des projections de l’homme. Il y parle de son propre fonds, exprime sa pensée et la façonne, l’homme est le point de départ en tout. C’est ainsi que la religion chrétienne devient rapidement religion idolâtre ou païenne : l’homme ne veut pas d’un Dieu qui se révèle pour le conduire à la soumission et l’adoration. Il préfère décréter lui-même de ce que doit être une Eglise, se charger lui-même de rassembler les brebis du troupeau par toutes sortes de moyens. Il fait parler les idoles muettes, il donne du sens à ses rites, élabore une doctrine et s’appuie sur ses charismes. Beaucoup d’Eglises aujourd’hui s’appuient encore sur des projets mobilisateurs, se donnent du mouvement dans une assurance parfois troublante…

Dieu, quant à lui, parle et se révèle de lui-même. La Parole révélée vient d’en haut et descend jusqu’à l’homme. Dieu seul détermine ce que doit être l’Eglise, l’homme l’écoute et se laisse conduire comme la brebis suit son berger.

Que faisons-nous du berger ? A vouloir faire l’Eglise sans la Parole du berger et sans l’Esprit, autant épouser l’idéal laïc qui veut aussi rassembler les citoyens pour vivre en harmonie … On parle bien des religions du livre mais qu’en est-il de la Parole incarnée en Jésus annoncé par les prophètes et envoyé par le Père ? Ce berger est bien l’inverse des bergers séducteurs, des « leaders » charismatiques et autres chefs de file. Il se présente comme un agneau livré, muet devant ceux qui le tondent… mais il est La Parole qui nous fait vivre et dont l’Eglise a tant besoin.

Tout provient de la Parole révélée. Celui qui la reçoit devient brebis du Seigneur, apprend à discerner cette voix et s’en nourrit. Cette dépendance distingue le serviteur de l’idolâtre qui cherche sa sécurité ailleurs. Les raisonnements, l’organisation bien huilée, les bons principes, les désirs humains peuvent étouffer la voix de l’Esprit. Cette voix est douce. A celui qui cherche le Seigneur de tout son coeur, elle lui sera soufflée, tantôt par les uns tantôt par les autres, par un frère plus jeune, par son conjoint, pourvu qu’il conserve l’humilité qui consiste à écouter en toutes circonstances la voix du berger. Oui, le berger parle à sa brebis, il le fait par l’intermédiaire des ministères et des frères, à chacun d’apprendre à discerner si ce qu’il entend est bien la Parole de Dieu.

Les gens religieux sont parfois plus sourds à la voix du berger que des brebis qui viennent d’être appelées. Après avoir entendu une fois de manière indiscutable, on oppose peu à peu la réalité souvent décevante, notre vision des choses, si bien que l’écoute n’est plus la même. Dieu disait au prophète : « Si mon peuple m’écoutait, son bonheur serait comme un fleuve ». Rapporter les expériences passées ou quelques connaissances un peu usées ne saurait remplacer la Parole du Seigneur.

Avoir entendu une fois est certes une promesse de bénédiction, mais l’amour du berger demeure toujours et je ne peux me passer de sa voix. A l’heure de l’épreuve, au moment de la tempête, qui peut me rassurer comme la voix du bon berger ?

Avoir entendu la voix du berger et la transmettre est certainement l’aspect fondamental de la vie d’une Eglise, ce qui fait sa richesse, la force de la prédication. Dans cet esprit, chacun doit se placer devant Dieu pour savoir ce qu’il doit recevoir et transmettre en vue de l’édification du corps. C’est ainsi que les ministères se dessinent peu à peu et que l’ensemble se construit par le moyen des différentes parties. Bien sûr, l’aspiration aux ministères peut se mélanger aux ambitions mais nous pouvons aussi accepter ce reproche dans l’esprit de la grâce sans renoncer aux aspirations que la Parole approuve par ailleurs ! Qui peut se purger lui-même de son orgueil ? Il suffit d’accepter humblement d’être purifié par la repentance et la foi. Nul n’est besoin de suivre un parcours du combattant pour enfin être prêt à être utilisé par Dieu, la vie de la foi n’a rien de ce piétisme bien consciencieux et fébrile. Je n’ai pas à attendre d’être plus profondément brisé pour porter du fruit, je n’ai juste qu’à recevoir par la foi ce que Dieu me donne et je choisis de désirer le meilleur pour l’Eglise selon ce qu’elle a besoin. Certainement le Seigneur me brisera pour me former, mais plutôt que de poursuivre un tel état par un quelconque exercice, il me suffit ne pas résister à l’heure de l’humiliation.

De tout évidence, je n’aurai que ce que Dieu veut me donner, que je sois « prêt » ou non… Tout le reste n’est qu’effort inutile. Il y aura toujours en moi le oui et le non, mes bons désirs et mon orgueil mais je prononce le oui en Christ et je me réfugie dans la grâce. C’est ainsi que je peux avoir confiance dans mes frères car la confiance est avant tout dans l’action souveraine du bon berger. Malgré les fautes ou les trahisons, je garde confiance car le plan de Dieu est au dessus des imperfections des hommes. Je ne choisis donc pas la passivité ou le retrait par déception, mais j’apprends à écouter la voix du bon berger dans la foi, pour moi et pour mes frères.

C’est ainsi que nous nous approcherons de cette simplicité d’une vie d’Eglise selon la Parole, toujours plus dépendante du souverain berger et au bénéfice de cette promesse magnifique (Esaïe 59 : 21) :

Voici mon alliance avec eux, dit l’Éternel :
Mon Esprit, qui repose sur toi,
Et mes paroles, que j’ai mises dans ta bouche,
Ne se retireront pas de ta bouche,
Ni de la bouche de tes enfants,
Ni de la bouche des enfants de tes enfants,
Dit l’Éternel, dès maintenant et à toujours.

Fraternellement

Daniel et Jérémie.

précédant haut suivant

|

Right menu

À la Une

Nouveau CD pour enfants

Ajouts Recueils enfants

"Il est un trône de gloire" par la chorale de la Mission Timothée.

Il est un trône de gloire par la chorale de la Mission Timothée. 

Présentation de la Mission Timothée

Présentation de la Mission Timothée 

"Que ferons nous" par la chorale de la Mission Timothée

Que ferons nous par la chorale de la Mission Timothée 

Garder la parole de Dieu par sa grâce

Garder la parole de Dieu par sa grâce 

Dieu de fidélité

Dieu de fidélité 

Que sa lumière brille !

Ecoutez la Bible en un an