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L’esprit de la grâce

Publié le vendredi 21 février 2020

« Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain. Car il dit: Au temps favorable je t'ai exaucé, Au jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.
Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice; au milieu de la gloire et de l'ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques; comme inconnus, quoique bien connus; comme mourants, et voici nous vivons; comme châtiés, quoique non mis à mort; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs; comme n'ayant rien, et nous possédons toutes choses. »

Dans ce que l’apôtre Paul exprime aux Corinthiens, nous pouvons trouver des raisons de nous décourager. La manière dont il présente son ministère et la manière dont il l’exerce nous renvoient inévitablement à notre propre expérience et nos inconséquences. Difficile de ne pas être écrasés devant de telles conditions : pureté, connaissance, longanimité, bonté, un esprit saint, une charité sincère, une parole de vérité… et la liste se prolonge encore. Par cette longue énumération, Paul expose clairement ce qu’est le véritable service qui plaît au Seigneur et les exigences qu’il requiert. Car il est un culte qui lui est agréable et d’autres qui l’offensent. Prendre conscience de ce que Dieu attend est donc nécessaire pour le poursuivre sans cesse, y tendre toujours plus. 

On entend régulièrement de la part d’amis coréens que notre mission se rapprocherait du modèle de l’Eglise primitive. Ce n’est pourtant pas le modèle de l’Eglise primitive que nous avons voulu reproduire, mais surtout comprendre en cherchant dans la Parole comment Dieu veut être servi afin que notre culte lui soit agréable et que son nom soit honoré. La crainte de lui déplaire et de le profaner conduit naturellement à cette recherche. De nombreux exemples dans l’ancien testament disent  la gravité de pervertir le culte. C’est le cas des fils d’Aaron qui ont voulu apporter du feu étranger sur l’autel, de peur que Dieu n’agisse pas.

Nous savons que le service ou le culte (même mot en grec) rendu à Dieu ne se limite pas au culte communautaire du dimanche matin. Ce dernier devrait être l’expression d’une vie de piété quotidienne vécue en toutes circonstances.

Entendre une belle assemblée chanter des cantiques une demi-heure le dimanche est une chose. Etre témoin proche de chacun dans son quotidien en serait une autre.

Le comportement ne correspond pas toujours à la posture adoptée lors du culte. Voici ce que disait Paul : « nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme. Mais nous nous rendons à tous égards recommandables. » (2 Co 6 : 3 et 4)

Par son ministère, Paul indique à chaque croyant de quelle façon il doit se comporter en tant que témoin de Jésus-Christ : en se détournant résolument de ce qui offense Dieu et sera à coup sûr source de scandale. Car n’oublions pas que les non-croyants savent parfois mieux que les chrétiens eux-mêmes quel devrait être leur comportement. Ils ne se gênent pas pour le souligner le cas échéant.

Si beaucoup d’Eglises se vident, c’est bien souvent pour cette raison là. Les croyants n’ont pas montré à leurs enfants et leurs amis un témoignage digne du message qu’ils professaient.

Mais il est une chose fondamentale que Paul précise avant toute chose : « Nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain car il dit : Au temps favorable je t'ai exaucé, Au jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » (2 Co 6 : 1-3). A première lecture, nous ne voyons pas le rapport entre cette affirmation et ce qui suit. Mais il vaut la peine de s’arrêter sur ce que Paul dit ici.

La grâce n’est pas pour demain, ni pour hier mais pour aujourd’hui, au moment où Dieu nous parle. C’est le préalable qui nous permet de rendre un culte à Dieu. Dieu ne peut être adoré et servi que dans l’esprit de la grâce. 

La grâce se reçoit. Elle apporte la paix de Jésus-Christ qui a payé le prix de notre péché et par lequel nous sommes pardonnés, purifiés et libérés.

Lorsque Dieu nous fait des reproches sur notre culte qu’il ne peut agréer, ce n’est pas une accusation mais un appel d’amour qui sauve. La grâce en effet ne se reçoit pas en vain. Le temps favorable, c’est au moment où la parole nous est adressée, à l’instant où nous sommes conviés à nous repentir pour être pardonnés.

Voilà donc dans quel esprit Paul parle du service qui plaît à Dieu. Ces conditions, si redoutables soient-elles, ne sont pas réservées à une élite ou à Paul qui aurait un ministère particulier. Beaucoup sont tentés de trouver ces propos outranciers. Le danger, c’est qu’ainsi on trouve très facilement outrancier tout ce qui nous dérange et demande une obéissance inaccessible. Paul montre la voie à suivre aux Corinthiens et par extension à tous les croyants qui sont appelés à être témoins de Jésus-Christ.

« Que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants. Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce. Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. » (Co 3 v 15)

Les exhortations qui nous sont données et qui peuvent nous écraser sont vraies, bien au delà de notre portée, mais toujours prononcées dans l’esprit de la grâce.

Un professeur de théologie a reconnu récemment que son milieu d’origine était profondément marqué par l’accusation et le jugement au point qu’ils semblaient inscrits dans son ADN. Pour beaucoup d’entre nous, nous savons à quoi cela correspond. Des mots pourtant justes peuvent être proclamés de manière complètement différente selon ce qui nous anime.

La parole prêchée ne l’est plus dans l’esprit de la grâce mais dans l’esprit d’accusation et de jugement. Vous n’avez jamais bien fait, jamais assez bien servi, condamnés à être de ceux qui n’ont jamais rien compris, jamais suffisamment humiliés.

L’accusation se porte à double sens : accuser et se sentir accusé. Les deux vont souvent de pair. Au nom de la justice, de la connaissance de la Parole, on pense être ceux qui servent le mieux le Seigneur. Il en ressort un climat d’orgueil, de mépris et de division dont on a bien du mal à se défaire avec une grande blessure du cœur. Car l’accusation entraine son cortège de souffrances. Etre dégagé de l’accusation est indispensable pour comprendre la grâce et la saisir pleinement.

Le mot grâce précède tout message et l’accompagne sans cesse. Notre Dieu est un Dieu de grâce même dans ses jugements. La grâce imprègne toutes ses ordonnances.

« Ce que je désire, ce n'est pas que le méchant meure, c'est qu'il change de conduite et qu'il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël? »  (Ez 33 :11). 

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Tim 2 :4)

La prise de conscience de notre péché est une expérience terriblement humiliante. Surtout lorsque nous entendons dans l’intimité de notre cœur de la part de Dieu : « tu ne m’aimes pas ! » ou bien encore : « tu ne me connais pas ! »

Quel reproche ! Quelle vérité écrasante ! Mais si c’est Dieu qui nous le dit, alors soyons certains qu’il le fait dans l’esprit de la grâce. Le reproche vient du Seigneur qui veut être aimé et connu mais qui a aussi donné sa vie pour nous. Il a payé notre rançon pour nous justifier devant le Père et, oh mystère insondable, il intercède en notre faveur au delà même de ce que nous osons demander ou penser. Accepter un tel reproche rempli de grâce, c’est le salut et la paix car au moment même où nous confessons notre péché, la présence de Dieu se fait sentir comme tout à nouveau. Il est auprès de celui qui a le cœur brisé et contrit. Alors nous répondons : « Oui Seigneur tu m’as aimé et je ne t’aime pas ou ne te connais pas comme je devrais, mais je saisis ta grâce et ton pardon. »

La grâce nous enseigne, elle nous appelle à revenir au Seigneur, non pas pour nous mettre sous le joug d’un idéal inaccessible, mais pour qu’en marchant par la foi, l’Esprit Saint applique en nos cœurs la loi de Dieu. Jésus n’a pas aboli la loi, mais il nous la redit dans l’esprit de la grâce et il l’accomplit. Il nous connaît tels que nous sommes avec bien plus de clarté encore que nos accusateurs. Mais il nous dit la vérité avec amour et accomplit lui-même le changement de nos cœurs par son Esprit.

Nous étant ouverts de nouveau à la grâce, alors nous chantons inspirés par elle ; l’amour du Seigneur, sa tendresse, son pardon, sa miséricorde disposent nos cœurs à l’adoration.

« Exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l'inspiration de la grâce. »

Avant de distribuer la cène à ses disciples, Jésus n’a pas fait de discours, il a chanté des psaumes. Rappelons-nous que nos cantiques sont tirés des psaumes que Jésus lui-même a chantés avec les siens avant l’instant croix. Les cantiques, c’est la Parole chantée et accompagnée par la musique, ces paroles expriment les vertus de Dieu. Elles sont écrites pour exalter sa majesté et le faire sous la forme d’hymnes à la gloire du roi.

Notre culte est l’expression de la reconnaissance par la louange et dans l’esprit de la grâce. « Que la grâce de Dieu soit sur nous maintenant », voilà la phrase qui devrait inaugurer chacun de nos cultes. Réunis sous sa houlette d’amour et de grâce, ne recevons pas la grâce de Dieu en vain mais revenons à son amour et demeurons fermes dans sa bonté.

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