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Honorer l'appel de Dieu

Publié le vendredi 05 mars 2010

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. » 1Pi 2 : 3-8

« Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété ». L’éclairage de ce passage nous amène à prendre conscience de la grandeur des richesses accordées en Christ, elles sont là pour nous qui sommes appelés à participer à la nature divine. Beaucoup d’hommes parlent aujourd’hui de retour à la nature considérée comme plus sûre, plus pure, bienveillante, etc. Outre le mensonge d’une telle attente, les hommes ignorent qu’il existe une réalité bien plus grande : avoir part à la nature même de Dieu ! C’est la nature divine incarnée dans la personne du fils, modèle divin du véritable homme.

D’autres modèles occupent nos pensées et nous aveuglent sur ces réalités, modèles que nous voulons imiter et suivre. Nourris des ambitions paternelles et maternelles, ils déterminent ce que doit être l’homme parfait, accompli dans sa force et sa beauté… Modèles imprimés dans nos cœurs, assignés depuis le berceau. Quand bien même nous serions rendu semblables à Adam avant la chute, nous serions encore limités au modèle humain naturel et non à Christ, modèle parfait et selon Dieu, qui est d’une nature spirituelle. Hommes et femmes vivant au sein de la création, mais connaissant Dieu, nous sommes appelés à vivre non pas selon le modèle de perfection humaine mais selon une perfection divine qui désormais nous concerne puisque nous sommes participants de la nature de Dieu.

Nous avons peut être cru que Dieu allait servir notre quête d’épanouissement personnel, idéal abouti selon l’homme moderne. Une telle conception de la vie chrétienne ne peut que s’opposer à la communion dans l’Eglise et nous éloigner de la révélation glorieuse du salut en Christ. La perfection divine s’éloigne de nous, car nous la délaissons au profit de modèles humains que nous exaltons. Les promesses de la Parole suscitent au mieux une exaltation passagère mais elles demeurent le plus souvent formules abstraites et bien lointaines. En présence de ces paroles extraordinaires, nous ressemblons parfois à une guenon à qui l’on donne un collier de diamant… Sur le moment l’objet éblouit par son éclat mais ne sachant qu’en faire, après avoir joué avec pendant un moment, le singe fini par le casser ou bien le délaisser… C’est ainsi qu’on agit avec ce dont on ne comprend pas la valeur. La foi est un miracle magnifique, un véritable joyau dont on ignore le prix.

La piété c’est de connaître Christ, la vie. L’homme sans Christ demeure dans l’état naturel dont la différence avec la nouvelle nature spirituelle est du même ordre qu’entre un singe et un homme. Sans lui nous sommes comme des singes dont certains gestes ressemblent étrangement à ceux des hommes sans en être pourtant… Jésus n’est pas un homme amélioré. Il s’est fait chair certes, mais ne nous méprenons pas : il est Dieu, il n’est pas dissocié du Verbe, puissance de vie. Ces textes nous décrivent ce que la puissance de Dieu a mis à notre disposition en Jésus, il nous l’a donné en Lui pour que nous en jouissions et que nous soyons rendus participants de sa nature.

Dans un acte volontaire et libre, Dieu a prouvé son amour en nous donnant son fils. Il nous l’annonce de sorte qu’en écoutant sa Parole et en la recevant, la foi naît dans nos cœurs : c’est le miracle divin pour nous. La plupart du temps, même les pires enfants de chrétiens révoltés ne peuvent nier cette réalité : la foi ne les a pas quittés. Bien qu’étrangers et si éloignés de Dieu, nous avons reçu en nous une réalité divine et la nouvelle naissance par laquelle nous devenons héritiers de la cité céleste. Un tel miracle n’est-il pas suffisant pour remplir nos cœurs de reconnaissance ? En convoitant toujours plus, nous perdons progressivement conscience de la valeur inestimable du don de Dieu pour notre salut : Il est descendu jusqu’à nous ; en nous parlant, il a créé en nous ce qui n’existait pas. Le miracle reviendrait à transformer un singe en homme, de sorte qu’en recevant le joyau, l’animal passerait d’une nature à une autre et dans le même temps recevrait la capacité d’en comprendre la valeur.

Celui qui possède un joyau inestimable ne sera jamais pauvre. « Il nous a donné tout ce qui contribue à la vie présente et à la vie à venir ». Pourquoi retourner à notre état naturel alors que Dieu a fait de nous des êtres spirituels ? Etre participant de la nature divine est tellement plus grand que n’importe quelle piété humaine ; seulement la chair n’y pas exaltée… Nous cherchons des leaders spirituels forts, dynamiques, mystérieux pour pouvoir les admirer, certains peuvent aller jusqu’à les tester pour éprouver leur solidité… ils confondent les hommes de Dieu avec les modèles humains.

Jésus s’est révélé faible et humilié. Lorsque je veux être fort et puissant, je résiste à Dieu et je crucifie Christ, je m’oppose au modèle qui m’a été donné. Alors la réalité de la nature divine m’est voilée, elle ne signifie plus rien, je ne me réjouis plus. Le souffle s’éteint, la révélation de la Parole semble cachetée, la communion avec le Seigneur n’est plus effective. La vraie piété se vit en fuyant la corruption, en se détournant volontairement du modèle glorieux des hommes ou des personnalités charismatiques que l’on aimerait suivre. Nos aigreurs proviennent simplement du fait que nous cherchons autre chose que ce que Dieu veut nous donner. Nous préférons croire à un monde transformé par la religion que d’accepter l’abandon de nos images humaines. Ainsi nos yeux se voilent sur la Gloire divine. Etienne a été affranchi de la douleur de la souffrance par la révélation du Fils de Dieu assis à la droite du père. Il a été témoin d’une réalité infiniment plus grande au point que la douleur n’avait plus d’impact sur lui.

Faites tous vos efforts

Nous jouissons de tous ces biens dans la mesure où nous recevons la vie nouvelle et que tout notre être s’engage dans l’obéissance. Il ne s’agit pas de connaître seulement ce que nous avons en Dieu. Le mystère de la grâce nous dépasse de loin mais nous pouvons le saisir, il a voulu le meilleur pour nous, il nous a tout donné, à nous de le prendre. C’est alors que Pierre ajoute :« à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété la fraternité, à la fraternité l'amour. En effet, si ces choses existent en vous et s'y multiplient, elles ne vous laisseront pas sans activité ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus- Christ. »

Ces efforts ne servent pas à obtenir car nous possédons tout et c’est l’œuvre de l’Esprit qui le produit. Mais il s’agit de nous approprier tout ce que nous avons déjà en promesse et de faire nôtre la volonté de Dieu afin qu’elle inspire nos actes et notre piété.

Ces désirs nouveaux viennent de Dieu. La corruption de nos convoitises cède la place aux désirs de l’esprit. Les désirs de la chair, même s’ils paraissent beaux, sont cruels et meurtriers comme en témoigne l’exemple de Caïn. Mais Dieu nous a appelés et nous utilise dans son œuvre en toute connaissance de cause. Plus on avance et moins on comprend la raison pour laquelle Dieu nous a choisis mais il l’a fait par sa gloire et sa vertu. C’est la gloire de sa grâce. Nous sommes serviteurs de Dieu par grâce et nous pouvons nous réjouir de le servir en saisissant cette miséricorde pour accomplir tout ce qu’il voudra. Il veut le meilleur pour nous et nous l’a déjà donné !

Puisque nous avons tout reçu, Pierre nous dit « mettez en œuvre ces choses et faites tous vos efforts ». L’homme religieux a une fâcheuse tendance à faire des efforts là où Dieu promet d’agir lui-même par son esprit. Il fait ce que Dieu ne lui demande pas, mais lorsque Dieu demande d’agir il lui renvoie la balle en disant : « tu sais que je ne peux pas ». La remarque d’un Juif est à ce sujet éloquente, il répondait à la question : comment se fait-il que le peuple juif, pourtant appelé à apporter la paix, a finalement toujours été à l’origine de conflit ? Et le rabin juif de répondre : « parce qu’Israël a toujours voulu faire ce que Dieu a dit qu’il ferait lui-même ».

Le Seigneur sait bien que les efforts ne servent à rien, c’est lui qui nous en a convaincus, raison de plus pour l’écouter lorsqu’il nous dit d’agir. Si Dieu nous demande une chose, il sait que nous pouvons le faire. Nous ne pouvons donc répondre sous prétexte d’honorer la souveraineté divine : « fais que j’obéisse ». En obéissant, je serai conduit mais je n’ai pas à attendre d’être conduit pour être obéissant… Je n’attends pas qu’il fasse de moi un homme obéissant, j’obéis et il me forme alors à l’obéissance.

Nos prières témoignent parfois de notre révolte. Plutôt que de dire : « libère-moi de mes péchés » je les dénonce à la lumière en y renonçant, et en recevant la purification par le sang de Christ, car Dieu n’exauce pas les révoltés mais uniquement ceux qui se repentent et qui s’ouvrent à l’obéissance. Même le Christ a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. Le père incrédule de l’enfant malade a dit : « je crois, viens au secours de mon incrédulité » et non pas « Seigneur crois à ma place… si tu veux me guérir tu feras en sorte que je crois… ». N’attendons pas qu’il nous libère de notre révolte, soumettons-nous et il nous libérera. N’attendons pas que les vertus nous tombent du ciel, mais cherchons les en vue de les pratiquer et il nous les donnera car dans son appel sont contenus tous ces trésors et tout est victoire.

Ce qui s’ajoute à la foi

Une foi sans vertu ne peut être la véritable foi. Une foi chrétienne s’atteste par des vertus chrétiennes.

Il est frappant de voir aujourd’hui le mépris de l’Église et sa négligence des vertus. Elles ne sont plus vraiment enseignées et rares sont les parents qui cherchent à enseigner les vertus à leurs enfants. Ne nous étonnons pas s’ils ne les ont pas découvertes tout seul. Faut-il rappeler que critiquer les frères et l’Eglise n’est pas une vertu… Les non croyants sont parfois plus préoccupés des vertus que les chrétiens. On ne peut écrire ce qu’a écrit de manière si magnifique le philosophe athée André Compte-Sponville dans le « Petit traité des grandes vertus », sans avoir médité sur ces choses et les avoir recherchées pour soi même. Aucun pasteur aujourd’hui n’en ferait autant, c’est dire si nous avons perdu de vue ce qu’être chrétien signifie. Si le philosophe s’appuie sur l’homme pour s’efforcer de vivre de manière vertueuse, le chrétien n’a aucune excuse pour ne pas vivre ainsi car il a tout reçu en Dieu pour le faire. Fidélité à sa femme, aux frères, aux amis, à son travail, fidélité à la vérité, loyauté, douceur, persévérance…Toutes ces vertus ne viennent pas toutes seules, elles s’acquièrent. Mais dans notre passivité, notre comportement est parfois à la limite du pire… Comment dire que nous avons la foi si les hommes ne voient pas nos vertus ?

La connaissance : celle du Seigneur par la Parole. Chercher celui qui est l’expression même de la vertu. Mon but est de le connaître Lui, chercher les choses éternelles qui sont dans le ciel et qui transfigurent nos épreuves. La révélation ne tombe pas du ciel, elle se cherche en regardant au Seigneur et non en lisant des romans, en surfant sur Internet ou en regardant la télévision.

La maîtrise de soi : du langage, des réactions, des pensées, de la vie sexuelle… Nous pouvons parfois dire « cela me dépasse », ou « je n’ai pas fait exprès ». Il s’agit alors d’apprendre à faire l’inverse de ce qu’on ne fait pas exprès, c’est un effort et le Seigneur ne le fait pas si je n’entre pas dans cet effort par la foi.

La persévérance : se maîtriser plus qu’une fois de temps en temps mais avec constance, apprendre à faire les choses jusqu’au bout. La persévérance est une vertu supérieure, le sens et le fruit attendu des épreuves :« il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien » (Jacques 1 : 4) L’exercice est difficile et d’après les études médicales, l’âge n’arrange rien… Il est donc bien possible que nous devenions de plus en plus « grincheux » en vieillissant. Si nous avons toujours cherché le résultat rapide et immédiat nous serons alors bien éprouvés… Devant le temps qui passe, les chances de voir du fruit s’amenuisent et notre impatience deviendra difficile à contenir … C’est un beau témoignage que de demeurer fidèle, patient et bienveillant, alors même qu’on n’est plus en âge d’attendre des résultats. Nous pouvons apprendre ainsi aux jeunes la patience par l’exemple. Nous porterons ce fruit précieux, plus grand que le résultat lui même, si nous avons appris à chercher ce que Dieu cherche. La parole nous appelle à ceindre les reins de notre entendement c’est-à-dire à maîtriser notre pensée afin qu’elle soit orientée selon la Parole en cherchant le bien.

Pour la connaissance de Christ

Bien que les efforts humains ne soient d’aucune utilité pour la gloire de Dieu, le Seigneur ne travaille avec celui qui entre dans cet effort. C’est un mystère. Je suis donc responsable pour ma part de m’engager pour que le plan de Dieu s’accomplisse, car il ne fera rien sans nous. Cette attitude me donne une activité pour la connaissance de Christ. J’agis parce que je le connais, j’agis pour le connaître afin de le faire connaître : c’est le sens des vertus. C’est une activité saine sans déception. Il n’y a pas d’âge pour s’y donner et la peur de l’inutilité n’a pas lieu d’être car nous sommes assurés de n’être ni oisifs ni stériles pour sa connaissance.

Notre responsabilité n’est pas d’acquérir les vertus, mais nous sommes coupables si, ayant reçu un si grand salut, nous n’écoutons pas le Seigneur nous dire ce que nous devons en faire.

Honorons donc l’appel de Dieu. Prétexter notre faiblesse est impossible devant la grandeur de ce qui nous a été accordé. Il y tant de choses à apprendre et notre piété est si peu exercée pour la connaissance de Christ. Soumettons nos pensées à la Parole pour que le Seigneur accomplisse tout ce qu’il a promis et que sa volonté soit faite dans nos vies comme elle se fait au ciel.

Fraternellement

Daniel et Jérémie

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