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« Dieu de ma louange »

Publié le mercredi 27 juin 2012

Il se dégage parfois de nos cultes une sorte de nostalgie, comme si notre foi ne reposait plus que sur de vieux souvenirs. Ce qui a retenti comme une espérance extraordinaire dans notre jeunesse, temps d’enthousiasme et d’émerveillement, s’est transformé peu à peu en un morne espoir. Autrefois, la louange nous semblait plus facile, les promesses étaient certaines, tout était à expérimenter mais on y croyait avec fermeté et plus de fraicheur. Etionsnous naïfs ? Peut-être. Mais quelle est donc la foi que le Seigneur aime ?

Par l’usage, les convictions se patinent, les réalités que l’on professe ont été mises à mal et nos louanges se trouvent parfois loin de nos expériences et de nos coeurs. La ferveur s’érode, la sensibilité s’émousse, certains caps sont difficiles à franchir, celui de la vieillesse n’en est pas des moindres. C’est le cas aussi des Eglises. Dans un occident christianisé depuis 20 siècles, traversé par tous les courants et leurs excès, ce qui a marqué notre vieux continent n’est plus aujourd’hui qu’une vieille religion.

Osée disait de la part de Dieu : « Quand Israël était jeune, je l’aimais, mais ils se sont éloignés de ceux qui les appelaient ; Ils ont sacrifié aux Baals. »

L’histoire d’Israël est jalonnée de ces moments de désert et de solitude voulus par Dieu pour parler à son coeur. Le peuple semblait alors abandonné de son Dieu, abandon tragique qui n’a pas manqué d’interroger les penseurs et autres philosophes perplexes devant ce destin si particulier. Ce peuple destiné à faire connaître le nom de Dieu sur toute la terre a du supporter le silence de Dieu faute d’exercer sa vocation.

Rien n’ébranle plus le coeur que le silence de Dieu qui nous apparaît soudain comme un abandon complet. C’est alors que nos bouches se ferment et nos chants ne sont que des répétitions vides de sens et que l’on ne comprend plus. Nos mélodies pourtant si inspirées et leurs paroles si sublimes devraient émouvoir nos coeurs. Pour celui qui en saisirait toute la portée, nos chants pourraient constituer à eux seuls une sorte de cantique perpétuel qui imprègne tout le quotidien parfois si difficile. Que doit-il se passer pour nous puissions vivre ce que le prophète Osée prophétisait après ces moments de désert : « Tu chanteras comme au temps de ta jeunesse. » ?

Si le culte est difficile, c’est que nous avons oublié d’où nous venons et ce que signifie la grandeur du salut, la valeur de la grâce. Nous ne mesurons plus le privilège de pouvoir entrer en présence de Dieu ni la portée du message de l’Evangile. Notre tradition chrétienne a rendu normal que nous rendions un culte à Dieu comme usant d’un droit légitime. Nous avons oublié qu’en tant qu’hommes pécheurs, étrangers aux alliances, nous n’avions pas part au culte. Prononcer le mot de Dieu était un blasphème et un quelconque hommage, une imposture. Issus de familles païennes, ayant commis des abominations envers Dieu ou issus d’Eglises qui se sont détournées du vrai culte, nous avons pourtant été tirés de la perdition par la révélation de la Parole et la grâce de Dieu. Nous pouvons entrer désormais dans la présence du Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre. Dieu est Saint, on ne peut s’approcher de lui et vivre, nous enseigne l’ancien testament. Mais celui qui inspirait la terreur lorsqu’il se manifestait en gloire sur la montagne du Sinaï, nous a invités à nous approcher de lui par son Fils !

Ce vrai culte est d’une dimension glorieuse que l’auteur de l’épître au Hébreux prend soin de décrire. Ces derniers ayant accepté le message de Jésus qui donnait tout le sens à leurs pratiques ancestrales mais les y arrachait pour les joindre au peuple nouveau, devaient comprendre ce à quoi ils participaient désormais.

Ce texte fondamental pour la foi nous ouvre les yeux sur des réalités que nous perdons souvent de vue : « Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges ; de la réunion et de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux. »

Notre nom étant inscrit dans le livre de vie par le doigt de Dieu, nous participons dès à présent à la communion des saints, de ceux qui ont déjà été enlevés et des anges dans le sanctuaire du ciel où Christ est entré comme précurseur. Nous le pouvons à cause de la grâce en Jésus-Christ qui nous introduit en présence du Père. Associés à la multitude céleste, nous faisons monter nos louanges et nos prières que l’apôtre Jean décrit comme des coupes de parfum présentées dans le sanctuaire.

« Quand il eut reçu le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre anciens se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. » Apocalype 5 : 8

C’est là que nous entrons par la foi en esprit. Sans même le savoir, nous nous approchons de cette réalité de la Jérusalem céleste où le Seigneur est son temple et sa lumière, c’est les cieux des cieux, ce qui est au-delà, lorsque tout aura disparu, les cieux et la terre tels que nous les voyons aujourd’hui.

Ce qui est essentiel est invisible aux yeux. Les épreuves et le quotidien obscurcissent nos yeux pour que nous ne voyions plus briller la splendeur de l’Evangile et de la grâce qui a nous a été offerte de pouvoir rendre un véritable culte. Nous sommes en relation avec le monde divin, c’est là que nous sommes renouvelés et transformés. Nous tous qui nous convertissons au Seigneur, le voile est enlevé, nous pouvons le contempler et être transformés à son image.

Si ces choses étaient écrites dans nos coeurs avec des lettres de feu, nous rendrions un culte avec ferveur. Ces réalités dépassent tout ce que le coeur naturel est en mesure de comprendre mais ces choses ont été décrites avec des mots afin que nous puissions saisir ce qui nous est réservé.

« C’est pourquoi montrons au Seigneur notre reconnaissance »

Considérant ce privilège qui nous est fait d’être admis dans la présence du Saint, et d’être au bénéfice de cette nouvelle alliance, nous aurions encore plus de raisons de dire à la suite de David : « Dieu de ma louange » (Ps 109)

Mais la question se pose plus que jamais : Dieu est-il vraiment le Dieu de notre louange ? Il semblerait que dans beaucoup de jeunes familles, on ne rend même plus grâce à table pour les aliments qu’il nous donne, sous prétexte de ne pas être pieux ! Que reste-t-il de notre reconnaissance ?

Quand il s’agit de louer autrement que dans la louange organisée en commun, notre coeur ne loue plus le Seigneur. Ce qu’on appelle aujourd’hui la louange est réduit à une série de vaines redites sans contenu, orchestrées par des animateurs de show mondains. Il y a pourtant tant de choses à dire par la louange : supplication, proclamation de tout ce qui concerne le Seigneur Jésus, reconnaissance pour tout ce que nous avons reçu de sa part, joie de le connaître, etc…

Si en tant que Mission, nous avons eu l’outrecuidance de composer d’autres cantiques que ceux que l’on chante partout, c’est parce que nous nous sommes rendu compte que beaucoup de cantiques ont été composés par poésie au détriment de la saine doctrine, ou encore dans une facilité de mélodies sensuelles sans véritable contenu édifiant.

Nous nous sommes très vite rendu compte que nos propres compositions de textes restaient souvent très banales et que nous n’étions pas capables de faire mieux. C’est ainsi que nous avons choisi de mettre la Parole elle-même en musique. Les psaumes ont été écrits dans ce but, et ce que Paul dit aux Colossiens à ce sujet montre bien que le chant contribue grandement à transmettre la Parole dans toute sa richesse.

« Que la parole du Christ habite en vous avec sa richesse, instruisez-vous et avertissez- vous réciproquement, en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels ; sous (l’inspiration de) la grâce, chantez à Dieu de tout votre coeur. » Colossiens 3 : 16

Chanter la Parole est une grande source de consolation et d’exhortation. Il arrive que la louange puisse encore gagner nos coeurs lors de moments particuliers où l’Eglise réunie est visitée par la présence du Seigneur et renouvelée dans sa foi. Mais qu’en reste-t-il au quotidien ? Cette louange que nous avons chantée avec plus ou moins de ferveur ne nous accompagne plus dans notre solitude. Etouffés par le quotidien des cités, nous subissons la loi de cette Babylone qui nous séduit, nous déçoit et nous blesse. Les choses de la foi peinent à prendre le dessus, la tradition nous contraint tout juste de les prononcer ou de les chanter, mais elles n’habitent pas vraiment nos coeurs. L’intimité de nos âmes n’est pas imprégnée par le vrai culte que nous sommes appelés à rendre à Dieu dans nos temples, car le vrai temple c’est notre corps ! Coeur et corps, sanctuaire de Dieu par son Esprit à cause de Christ notre sauveur.

Nous ne pouvons nous contenter d’une pratique liturgique surannée où l’on essaye de se mettre en condition pour le culte dominical comme le feraient des idolâtres. Ne nous pouvons pas vivre comme s’il n’y avait pas de lieu où rendre un culte en tout temps, comme si en dehors de la rencontre traditionnelle, il ne pouvait exister rien d’autre de la piété. Nous avons été rendus capables de rendre un culte par l’Esprit de Dieu. Nous sommes devenus habitation de Dieu en esprit, un culte doit lui être rendu en permanence.

Négligeant le culte, nous ne supplions le Seigneur qu’en ultime recours, demandons les prières des autres mais rien de plus. « Dieu de ma louange, ne te tais point » disait David.

Nous ne pouvons pas attendre de réponse si Dieu n’est pas le Dieu de notre louange c’est à dire celui à qui nous devons tout. Aussitôt affligés lorsque Dieu ne nous écoute pas et qu’il ne répond pas, nous ne demandons plus et notre bouche finit par se fermer, nous chantons encore mais nous ne prions plus, nous ne supplions pas.

Beaucoup de jeunes, après avoir voulu jouir d’une vie de plaisir et de rigolade, imprégnés des modèles médiatiques et des nouvelles icônes modernes, se retrouvent soudain déçus au détour d’une épreuve. C’est à ce moment que s’amorce une sorte de retour aux choses sérieuses, retour à Dieu dont ils ne connaissent plus grand-chose. La prière ressemble alors à une sorte de formule magique seulement utile pour les sortir d’un faux pas, d’une fausse note dans la mélodie du bonheur prônée comme exigence suprême. « Je prie Dieu quand j’en ai besoin, le reste du temps, je m’amuse »… Dieu est invoqué quand il y a besoin d’un miracle pour la santé des enfants, pour une situation professionnelle ou dans un moment de désespoir face au vide de l’existence. Dieu n’est pas le Dieu de leur louange mais le Dieu à leur service. Comment alors espérer qu’il exauce nos prières et qu’il soit notre appui, notre soutien lors des déceptions de la vie ?

Si l’Eternel n’est pas le Dieu auquel on rend un culte dans les moments de joie, il ne pourra être notre secours dans les moments de peine.

Qu’avons-nous fait de la bénédiction de Dieu ? Quelle reconnaissance a-t-elle produit dans nos coeurs ? Plus de joie, plus d’amour, de disponibilité, de don de soi ? Il faut bien reconnaître : souvent plus d’amertume que de joie et de reconnaissance. Nous avons négligé la bénédiction de Dieu, négligé les sacrifices d’action de grâce. Nous avons souvent offert le surplus, des sacrifices qui ne nous coûtent rien. On dit avoir donné notre coeur, ce qui est le meilleur, mais sous prétexte d’avoir tout donné, on s’excuse de donner très peu en pratique. On ne donne que ce qui est infirme ou malade, mais surtout pas le meilleur, ce qui pourrait compromettre nos intérêts ou notre sécurité matérielle (lire attentivement Malachie 3 : 7).

Les bénédictions reçues sont si riches qu’il faut les conserver, on ne gaspille pas nos talents! Mais qu’avons-nous que nous n’ayons reçu ?

Rendre grâce signifie rendre à Dieu ce qui lui appartient, et le faire concrètement. Lorsque nous recevrons des couronnes dans le ciel, nous les jetterons aux pieds du Roi des rois, car il n’est de bénédiction et de biens qui ne lui soient consacrés. Notre culte, nos louanges manifestent qu’il nous a tout donné et que tout lui appartient. C’est la joie du Fils qui remet à son Père toute gloire et toute autorité lorsque tout lui aura été soumis. Alors Dieu sera tout en tous.

C’est autre chose que de donner un petit peu pour se calmer la conscience et ne pas avoir à dire que nous n’avons rien donné… Dieu nous a donné le meilleur en donnant son propre fils, son oint, le messie pour que nous soyons capables de lui rendre un culte. C’est une grâce que nous mesurons mal mais acceptons que sa Parole oeuvre en profondeur dans nos consciences afin que nos invocations et nos vies expriment qu’il est vraiment le Dieu de nos louanges, celui à qui reviennent tout honneur, toute gloire et les sacrifices les meilleurs.

Daniel et Jérémie

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