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Considère la bonté et la sévérité

Publié le mardi 07 juin 2011

« Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche (…). Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. »

Cette déclaration est l’élément le plus négatif et l’avertissement le plus solennel de ce texte, qui nous rappelle une réalité fort peu acceptée aujourd’hui: la Parole parle bien du jugement éternel. Par leur idée de l’amour de Dieu, beaucoup d’hommes ne peuvent concevoir une telle chose. Comment un Dieu d’amour peut-il consumer ainsi les rebelles et même ceux qui n’ont eu que le tort de ne pas porter de fruit ? Or voici que ce nous apprend ce texte : un sarment qui n’a pas produit du fruit n’a pas servi à ce pourquoi le vigneron l’a planté. Le croyant est appelé dans un but précis : « servir à la louange de la gloire de sa grâce ». Porter beaucoup de fruits est le signe que nous demeurons attachés à Dieu. Voilà pourquoi il nous a choisis et prédestinés !

Les fruits ne sont pas seulement de gagner des prosélytes car toutes les religions en font autant et que faudrait-il dire alors du petit troupeau, le faible reste humilié et éprouvé bien souvent décrit dans la Parole ? Nous pourrions résumer les fruits en disant qu’ils sont le résultat de la sanctification par la Parole, l’obéissance à la volonté de Dieu avec ce fruit principal qu’est l’amour selon Christ (perdre sa vie pour ses amis) et tous les fruits de l’Esprit. Ils sont aussi nos œuvres, notre travail pour le Seigneur, nos actions de grâce que l’on prononce en s’éloignant de l’iniquité et enfin le résultat de nos œuvres que l’on consacre à Dieu. Voilà les fruits d’un sarment qui doivent être produits en abondance.

Le sarment qui n’a pas porté ces fruits sera retranché et brulé. Nos âmes sensibles peuvent être choquées par ces paroles et préfèrent dicter à Dieu ce qu’est l’amour. Mais Dieu qui est pourtant amour affirme aussi cette réalité. Puis-je, au nom de mon affectivité, sublimer ma notion de l’amour au point de refuser le droit à Dieu de condamner ?

L’homme religieux ne veut pas entendre cela et c’est peut-être la raison pour laquelle l’Eglise et nos familles conservent des fruits infects ou ne portent que très peu de fruits véritables. Dépourvus d’esprit de repentance, on ne craint plus le jugement divin au nom d’une idée de Son amour. Pourtant l’évangile de Jean est bien l’évangile de l’amour reconnu unanimement comme tel (la plupart des versets parlent bien plus de l’amour que du jugement), mais cependant il y est fait mention de ce feu qui brûle les rebelles ou ceux qui prétendent n’avoir commis aucun mal. Ne rien faire de mal ne justifie donc pas. Ne pas avoir servi pour la gloire de celui qui nous a appelés ou avoir servi « à côté », nous être livrés à l’iniquité sans prendre soin de porter des fruits selon la Parole est suffisant pour être concernés par cet avertissement.

Les théologiens savent habilement nous expliquer tout ce que ce texte ne signifie pas, mais ils sont bien plus embarrassés pour nous expliquer son enseignement. Avons-nous là une vaine menace ? Si je ne peux prendre au sérieux les avertissements solennels du Seigneur, sous prétexte qu’ils vont dans le sens contraire de la volonté de l’homme, de ses choix et de sa logique, comment puis-je alors prendre au sérieux ses promesses ? Si je choisis ce qui me plaît au profit de ce qui me déplaît, je ne peux alors m’appuyer sur la Parole comme assurance de ma foi et encore moins la prêcher, car comment imaginer prêcher la Parole de Dieu dont on retrancherait ce qui déplaît ? Nous avons besoin de croire Dieu, le Seigneur, et d’annoncer la Parole qu’il nous adresse dans le but de nous ramener à son amour au travers même des avertissements si redoutables soient-ils.

C’est une audace que de se sentir supérieur au point de penser mieux savoir que Dieu lui même, mieux agir que lui en donnant raison à nos sentiments qui nous ont bien peu conduits à l’obéissance et l’amour, en tous les cas loin de cet amour que le fils a manifesté en donnant sa vie. Sacrifier sa vie et ses intérêts au profit des frères et de la Gloire de Dieu n’est pas la recherche de ceux qui pensent ainsi. Etant si peu capable d’amour véritable, mieux vaut se taire et s’incliner devant l’amour de Dieu et recevoir sa Parole, c’est l’humilité minimale devant le Sauveur qui nous a aimés et sauvés.

Cet avertissement n’est pas unique puisqu’on retrouve cette pensée dans l’ancien testament comme dans le nouveau. Nous ne pouvons le comprendre qu’en relation avec l’ensemble de la Parole en respectant le principe d’interprétation selon l’analogie des écritures. En Esaïe 5, Israël est appelé déjà vigne de Dieu, on y trouve les mêmes avertissements et les mêmes promesses. C’était un cépage délicieux, le vigneron espérait de bons fruits mais ils furent infects (idoles, violences, injustices) alors qu’il en avait pris soin. Le vigneron délaissera alors la vigne.

« Mon bien-aimé avait une vigne, sur un coteau fertile. Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux (…) Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, mais elle en a produit de mauvais. (…) Qu’y avait-il encore à faire à ma vigne, que je n’aie pas fait pour elle ? (…) J’en arracherai la haie, pour qu’elle soit broutée ; j’en abattrai la clôture, pour qu’elle soit foulée aux pieds(…) La vigne de l’Eternel des armées, c’est la maison d’Israël, et les hommes de Juda, c’est le plant qu’il chérissait. Il avait espéré de la droiture, et voici du sang versé ! De la justice, et voici des cris de détresse ! »

Dans le nouveau testament, ce qu’est Dieu pour Israël devient vrai pour l’Eglise. Dans Romains11 :17 il est question de l’olivier. L’olivier comme la vigne était un plant bien connu en Israël et ces images sont employées en vue d’un enseignement spirituel au sujet du plan de Dieu. Sans vouloir tirer absolument des conclusions sur tous les détails de l’image, le principe s’y retrouve.

« Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été enté à leur place, et rendu participant de la racine et de la graisse de l’olivier… »

Bien que les premières branches saintes proviennent de la racine sainte c’est à dire du cep, elles ont cependant été retranchées, ce sont les juifs n’ayant pas reconnu le Messie. Destinées par décret divin à porter du fruit jusqu’aux extrémités de la terre et être source de bénédiction pour les nations, elles n’ont pas produit ce pourquoi elles avaient été choisies, n’ont pas accompli leur vocation. D’autres branches greffées à leur place ont eu part à la vie du cep, ce sont « les païens » convertis, c’est à dire l’Eglise.

« Ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. Tu diras donc : Les branches ont été retranchées, afin que moi je fusse enté. Cela est vrai ; elles ont été retranchées pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi »

Il est frappant de constater aujourd’hui dans une large part du monde religieux, le rejet de plus en plus évident d’Israël qui ne représente plus rien, au détriment de la cause palestinienne défendue parfois sans réserve. C’est l’exemple révélateur de l’orgueil des gentils qui se déclarent peuple de Dieu. S’ils le sont, alors l’avertissement est pour eux et pour nous…Les branches premières ont été retranchées à cause de leur incrédulité ou l’absence de foi véritable qui consiste à croire, non pas comme les démons qui tremblent seulement, mais comme le dit l’Ecriture, c’est à dire garder la Parole et s’attacher à Celui qui est source de toute vie, au Christ le Seigneur.

« Ne t’abandonne pas à l’orgueil, mais crains »

Il existe une fausse assurance qui ignore la crainte de Dieu au nom de l’amour prétendant que la crainte du Seigneur n’est plus évoquée dans le nouveau testament… Peut-on laisser croire qu’il est possible de vivre n’importe comment sans crainte de Dieu ni crainte du jugement, sous prétexte que l’on croit au Seigneur et que l’on appartient au peuple de Dieu ? Le fils de Dieu était décrit dans l’ancienne alliance et dans les évangiles comme respirant dans la crainte de l’Eternel et dans sa soumission. Les croyants vivent aujourd’hui comme s’ils étaient plus grands que le fils de Dieu au nom de l’amour. Dans leur conscience pervertie, ils pensent glorifier Dieu sans le craindre ni le respecter, disent l’honorer en le déshonorant bien souvent par leurs œuvres.

Dieu avait dit au sujet du temple : « je ferai toujours résider ma gloire et mon cœur » et pourtant le temple a bel et bien été détruit. Voilà que les païens se glorifient d’être du peuple de Dieu au détriment d’Israël mais aussi de la gloire de Dieu et de la fidélité. Cette fierté produit-elle une connaissance de Jésus, sait-on pour autant ce que signifie demeurer en Christ ?

La vigilance et l’humilité s’imposent non seulement vis à vis d’Israël mais surtout vis à vis de Dieu. Comment s’emparer d’un tel héritage sans considérer la grâce particulière qui nous est faite ? Avoir été au bénéfice d’un tel amour, bien que n’étant pas fils légitime par nature, devrait conduire à une attitude de respect et de véritable reconnaissance plutôt que de s’accaparer un nom et s’élever en déshonorant celui qui nous a tant aimés. Etre du peuple de Dieu, citoyen de la cité céleste n’est pas un vain mot. Si je suis héritier d’un tel royaume, alors je travaille pour cet héritage et j’y consacre toute ma vie, je choisis le chemin de la fidélité comme nous le chantons.

« Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. »

Sous prétexte que cela ne correspond pas à notre théologie dite calviniste (d’ailleurs fondée sur les écrits de Paul dans la même épître), nous sommes prêts à affirmer le contraire de ce texte. Enfermés dans notre système, nous n’écoutons plus le Seigneur pour nous repentir quand il nous parle et nous inquiéter du fruit que nous portons. Réalisons-nous qu’affirmer l’amour de Dieu en niant les conséquences d’une vie stérile, c’est dire exactement le contraire de ce que dit Jésus ?

Lorsque l’on considère la gravité de ne pas porter du fruit, peut-on continuer à affirmer que nous préférons la légèreté à la consécration ? C’est le problème de beaucoup de femmes dans l’Eglise aujourd’hui qui s’imaginent profiter de la bénédiction du Seigneur du fait de l’engagement de leur mari ou des soins de l’Eglise tout en menant une vie mondaine. Les jeunes de nos familles participent également à une bénédiction réelle mais s’inquiètent fort peu de glorifier Dieu dans leur vie, de porter du fruit pour lui. Choisir la légèreté, c’est choisir le monde et être ennemi de Dieu. Vivre ainsi et croire être du bon côté et être sauvé est une erreur, une idée contraire à ce que nous enseigne la Parole. Le diable souffle toutes les pensées ténébreuses à nos cœurs lorsque nous sommes tentés : c’est le mensonge du monde, il utilise même la Parole de Dieu pour la nier et justifier une conduite qui ne le glorifie pas. « Si Dieu était amour, il devrait se réjouir que je sois heureuse et que je « m’éclate » », disait une jeune femme…

Je ne peux dire « béni soit le Seigneur » et ne pas le glorifier par ma vie : c’est un non-sens, on ne peut affirmer une chose et son contraire. La crainte de Dieu s’est éloignée des consciences et notre foi en Jésus-Christ n’est pas « demeurer en Christ », car demeurer en lui consiste à garder ses commandements et aimer selon son amour, c’est à dire renoncer à sa vie pour aimer ses frères.

« Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu »

Avoir l’assurance du salut et être attaché à la grâce n’est pas être orgueilleux et mépriser le cadeau divin mais plutôt considérer ce double aspect de la vérité : la bonté et la sévérité de Dieu. Nous sommes parfois obligés de trancher dans notre maison d’accueil car beaucoup de jeunes voudraient bien profiter de notre amour, ils désirent la grâce et sont touchés par elle mais beaucoup ne veulent pas obéir à la Parole. Il nous arrive qu’il faille parfois opter pour la sévérité alors que nous aimerions faire prévaloir uniquement la bonté, c’est une tension bien difficile si on ne se tient pas devant Dieu.
On ne peut concevoir ce que l’on conçoit pourtant pour une pièce de monnaie : elle contient pile et face. La pièce n’est pas seulement l’un ou l’autre mais les deux réunis. La vérité est cette tension et cette réunion dans le Seigneur de la bonté et la sévérité que je ne peux comprendre mais qui, révélée par l’Esprit, me maintient dans l’amour et la crainte. J’obéis car je crains mais sans jamais douter de son amour. J’obéis et j’aime car j’ai été aimé.

Il est quasiment impossible d’être sévère aujourd’hui sans prendre le risque de passer pour rétrograde. Laisser nos consciences se bercer dans une idée d’amour sans sévérité est une illusion, l’amour de Dieu n’est pas sans sa sévérité. C’est pourquoi la repentance n’a plus beaucoup de sens, et la foi n’est plus la vraie foi selon ce qu’il est écrit : « vous ne vous êtes pas repentis pour croire ». Dans nos rangs, plusieurs se sont tournés vers Dieu lors d’une colonie ou d’un camp à la mission et se sont fait baptiser mais il n’est pas sûr qu’ils aient réellement compris ce que signifie se repentir pour croire. Si Dieu a envoyé Jean-Baptiste comme précurseur pour annoncer le baptême de la repentance, baptême que le fils a accepté lui-même alors qu’il était sans péché, c’est qu’il y avait là un message fondamental à comprendre. Lorsque Dieu manifeste sa sévérité envers nous pour nous reprendre lorsque nous nous égarons ou ne portons pas de fruit, c’est bien pour nous conduire à la repentance. En voulant fuir la colère à venir, nous fuyons la repentance et n’en portons pas les fruits.

« (…) sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché »

Est retranché ce qui était attaché. Le sarment était donc bien du cep, car on n’est pas retranché de rien. Appartenir n’est donc pas un élément suffisant, ce n’est pas ce qui sauve mais bien plutôt l’attachement à Jésus-Christ en demeurant unis à lui afin qu’il porte à travers nous les fruits de l’esprit. On ne peut donc dire « je suis destiné au royaume, rien ne m’arrivera » puisque ceux qui y étaient destinés ont été arrachés.

« Demeurez » est répété au moins 10 fois dans le texte. Ce n’est pas une répétition oiseuse mais une insistance qui marque la bonté du Seigneur qui veut toucher nos cœurs. Que Dieu ait pitié de la légèreté qui s’installe dans nos rangs et de cette désinvolture qui nous conduit à tolérer si facilement l’absence de fruit. Avec crainte et tremblement mais une foi entière, revenons à l’amour de Dieu pour y répondre comme l’épouse répond à l’amour de son époux en se donnant à lui un jour et pour toujours.

Fraternellement,
Daniel et Jérémie

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