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Cherchez ma face !

Publié le jeudi 09 juillet 2009

« Eternel ! Ecoute ma voix, je t'invoque : Aie pitié de moi et exauce-moi ! Mon coeur dit de ta part : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, ô Eternel ! » (Psaume 27 : 8)
« Eternel ! Par ta grâce tu avais affermi ma montagne... Tu cachas ta face, et je fus troublé. » (Psaume 30 : 7)

La vie de David est jalonnée du meilleur comme du pire. Jeune garçon, il recevra l’onction royale, assisté dans ses combats contre les bêtes, puis contre Goliath, il connaîtra ce que signifie être accompagné et voir la gloire de Dieu. David, appelé « homme selon le coeur de Dieu », vivra aussi le pire : l’épisode avec Bath-Chéba et la perte de son jeune enfant comme terrible châtiment. Quelques temps après, la douleur de voir son fils Absalom se dresser contre lui comme le pire des ennemis, engageant une lutte à mort qu’ il ne pourra empêcher.

Pourtant, lorsque la foule exaltait la puissance de David supérieure à celle de Saül, la Gloire de Dieu semblait tangible… mais l’homme béni n’a pas été épargné des profonds désespoirs…

Au moment de la bénédiction, ce que l’on connaît de Dieu et que l'on a reçu de lui semble nous suffire. Mais dès l’instant où le succès n’est plus au rendez-vous, nous comprenons davantage l’expression de David : « Eternel ! Par ta grâce tu avais affermi ma montagne... Tu cachas ta face, et je fus troublé. » (Ps 30v7). Dans cet épais silence de Dieu, les bénédictions semblent avoir disparu et notre connaissance n’est plus suffisante. La Gloire de Dieu est abstraite, la communion est comme brisée en laissant un sentiment d’abandon tel que ressentent des enfants laissés par leurs parents. « Je suis abandonné » dira David. Existe-t-il plus profond désespoir ?

Les exemples bibliques qui nous sont donnés nous présentent autant d’expériences de victoires que de défaites. Le chapitre 11 d’Hébreux nous rapportant les récits des hommes de foi montrent bien les deux extrêmes : certains par la foi ont fait des miracles et d’autres par la même foi sont morts persécutés ! Le texte ne dit pas que les uns avaient une meilleure foi que les autres mais précise au contraire que ceux qui ont pourtant reçu un bon témoignage de leur foi n’ont pas été délivrés ! (v39) Ce qui a conduit quelqu’un a faire cette remarque : il y a certainement eu dans l’histoire de l’Eglise, plus de chrétiens mangés par les lions que de chrétiens ayant fermé la gueule des lions…

Si quelqu’un est béni, il ne peut dire que c’est grâce à sa foi, et celui qui est défait ne peut dire que c’est à cause de son incrédulité. La foi ne permet pas de triompher toujours mais elle doit nous soutenir dans notre épreuve, la nôtre, celle qui nous est imposée. Nous devons être pétris de l’histoire de ceux qui nous ont devancés, la véritable histoire des héros de la foi, vainqueurs autant dans les épreuves que dans les bénédictions. Ce que nous estimons être une vie gâchée n’est pas forcément une vie gâchée aux yeux de Dieu.

Les réactions dans l’épreuve

Les croyants ont bien de la peine à accepter cette souffrance. « J’ai porté du fruit, pourquoi n’ai-je plus rien aujourd’hui ? » Pourquoi tant de bénédictions pour en arriver à une telle souffrance ? La Parole parle bien du sarment émondé, mais au coeur de l’épreuve, ces réalités nous sont voilées et Dieu nous semble être devenu notre ennemi.

Notre envie de prière se heurte vite à un sentiment d’irréalité, nos paroles ne semblent pas dépasser le plafond, elles sortent avec peine de nos bouches. Les stoïques mettent leur orgueil à garder le silence. Cette dignité rend fier mais la résignation transparaît parfois sur les visages. Mieux vaux refouler tout espoir et ne plus rien vouloir, peut être est-ce la meilleur manière d’anticiper la douleur de la déception ? Ce raisonnement digne au niveau humain est une immense révolte aux yeux de Dieu, un refuge dans la mort, le néant. L’homme religieux peut se retrouver ainsi prisonnier. Il ne ressent plus d’appel intérieur car l’absence de sensation le fait douter. Plus de douceur ni d’amour car, ayant tué l’espoir, il reste froid orgueilleux et son âme s’enfonce dans le néant. La mort est devenue son refuge pour survivre ! Il vit avec les morts en étant divorcé d’avec les vivants.

« Puisque Dieu ne semble pas se préoccuper de moi, autant chercher à m’en sortir autrement ». Ce raisonnement poussé à l’extrême a conduit des enfants de chrétiens désespérés de ne pas voir l’effet de tout ce qu’on leur promettait à se tourner vers le diable. C’est pourquoi la Parole nous met en garde : « Garde-toi de te livrer au mal, car la souffrance t'y dispose. » (Job 36v21)

Mais la bénédiction peut être tout autant un piège pour le croyant dont l’inconstance naturelle l’éloigne de la face de Dieu, même lorsqu’il est lié avec Lui par une alliance. Israël, peuple choisi, ayant reçu la loi de Dieu et l’assurance de sa présence, a constamment cherché un espoir ailleurs. Dieu l’a parfois abandonné aux mains de ses ennemis (l’Egypte, Babylone), mais en réalité, c’est à sa propre inconstance qu'il le livre. Cette inconstance nous concerne. Après avoir été attirés par Dieu, arrachés au monde et à l’esclavage du péché, nous revenons souvent à notre ancienne vie, sitôt les premières bénédictions passées. S’il n’y avait pas d’échecs, nous pourrions passer notre vie dans une illusion religieuse.

Devant l’insurmontable, toute promesse nous semble dérisoire et insupportable. Nous préférons parfois évacuer même toute réflexion de peur d’accentuer la douleur. Il ne nous reste qu’à sombrer dans une religiosité morne et déçue qui est l’inverse de la confiance. Nous ne parvenons plus à « vouloir assez » pour crier à Dieu.

« Cherche ma face ! »

Pourtant, au fond de notre conscience, une voix murmure : « cherche moi ! » : c’est la grâce souveraine de Dieu qui, dans sa bonté, ne se lasse pas de reprendre et de toucher ses enfants pour les ramener à lui. Cet appel est la preuve que nous sommes ses enfants, mais il demande une réponse. Or, il arrive que l’épreuve se poursuive parfois longtemps jusqu’à ce que l’homme accepte de chercher le Seigneur. Il préférerait une délivrance immédiate et concrète dans sa situation, si possible accompagnée d’une belle émotion revigorante pour sa foi… La recherche naturelle du coeur part sans cesse à l’opposé mais au fond de notre conscience, Dieu nous parle dans cesse dans ce sens : « mon coeur dit de ta part : cherche ma face ».

Les foules avaient soif de miracles et d’extraordinaire, les docteurs cherchaient de quoi alimenter leurs spéculations théologiques, mais toutes ces attentes manifestent une même direction dont la fin est l’homme. Et Jésus leur a répondu : « vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jean 5v40). Oui, Jésus a bien tenu compte des besoins au départ, comme Dieu a béni David au début de sa vie, mais Il ne se contente pas de bénir, il veut faire de nous des fils qui lui soient agréables par la foi car « sans la foi, il est impossible de lui plaire ». Son but est sa Gloire et non la satisfaction de nos désirs ou une vie parfaite sur la terre : que nous le connaissions, Lui. C’est à cette fin que devraient nous conduire les épreuves et les moments de silence que nous avons tant de mal à supporter.

Le Seigneur promet qu’il se révèle à celui qui le cherche, qu’il donne son Esprit à celui qui le demande. Si cette promesse est certaine, il est bon de se souvenir que l’oeuvre première du Saint-Esprit est de convaincre de péché. A cet égard, le péché qui consiste à chercher les biens du Seigneur plutôt que Lui-même n’est pas des moindres. Notre oeuvre et nos fruits peuvent aussi devenir des refuges.

Nos premières venues en Bulgarie se faisaient dans un contexte plutôt florissant, la salle de Berkovitsa était comble et les demandes après les réunions semblaient claires et encourageantes. Aujourd’hui presque toutes ces personnes sont parties, seule une poignée de fidèles un peu clairsemée semble garder la foi véritable et les réactions à la Parole nous semblent plutôt timides… Comment réagir quand l’oeuvre stagne ou s’étiole ? Avant de chercher ce qu’il convient de faire pour remédier à la défection, peut-être faut-il davantage chercher la face du Seigneur. La prière ne risque plus d’être « pour la forme » mais, réellement poussée par le besoin et dans une lutte contre l’incrédulité, elle devient alors une nécessité urgente et impérieuse. Si Dieu ne nous enseigne pas quel est son plan, nous ne pouvons plus avancer. Même Jésus dans son dépouillement ne savait pas de lui-même comment agir, mais il suivait le Père.

Les progrès de l’oeuvre, le travail grandissant et les multiples activités au sein de la mission peuvent parfois nous accaparer au point de ne plus réaliser que notre coeur s’éloigne du Seigneur. Etre dépouillé de toute réussite, de notre bonne santé, être atteint dans la bénédiction qui reposait sur notre famille est douloureux mais certainement nécessaire pour que nous soyons désarçonnés dans notre logique. La véritable voie de la bénédiction est de le connaître lui.

Asaph, poussé par la douleur, a cherché dans le sanctuaire, il pressentait déjà qu’il existait autre chose que le sanctuaire matériel. « Quand j'ai réfléchi là-dessus pour m'éclairer, la difficulté fut grande à mes yeux, jusqu'à ce que j'eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu ». Alors ce qui est en Dieu se révèle et tout l’être intérieur est éclairé. Cette révélation nous est accordée si nous apprenons à chercher la Gloire de Dieu sur la face de Christ. Les épreuves font notre solitude, mais nous avons Christ nous ne sommes jamais seuls. Si nous le cherchons Lui, un frère, un ange intercesseur peut aussi nous être envoyé de sa part pour nous aider à revenir au Père.

« Demeure dans mon amour »

Dans nos bonheurs et nos épreuves, le diable est toujours aux aguets, cherchant à dévorer. Son action insidieuse vise à nous faire douter de l’amour de Dieu. Il est vrai qu’au sein de la contradiction, cette pensée devient parfois lancinante : comment ressentir l’amour de Dieu dans ses corrections ? Un enfant peut-il se réjouir d’avoir les fesses brûlantes sous les coups du martinet ? A moins d’être pervers, on ne ressent pas d’amour au temps de l’épreuve. Il est même difficilement supportable de le lire dans la Parole. Pourtant, l’amour du père est toujours présent même lorsqu’il corrige, c’est la preuve qu’il nous reconnaît comme ses fils (Héb. 12v6). Je ne peux le sentir, mais je peux le croire : il est mon père et son amour est constant même lorsqu’il cache sa face. « Mon peuple n’a pas vu que je le guérissais, que je le conduisais » disait-il à Osée. Nous sommes donc appelés à renier notre expérience, nos raisonnements et sentiments afin de croire ce qui est écrit : « Je t’aime d’un amour éternel, je te conserve ma bonté ». C’est notre seul lieu de salut, Il est la grâce. Jésus est là même dans le silence, quand bien même tout semble contraire, il demeure et nous sommes invités à demeurer dans son amour.

Abandonnant toute résistance et toute passivité, le dépouillement est une occasion de revenir à Lui. Par le retour à la Parole, sa lecture, dans la médiation et la prière, nous le cherchons car nous ne pouvons supporter ce sentiment de ne plus le connaître après l’avoir oublié. Si nous nous adressons à lui, il ne nous laissera pas sans révélation. Mais nous pouvons attendre plus : Paul priait à genoux pour demander que cette action de l’Esprit se fasse dans le coeur de ses frères afin qu’ils soient enracinés et fondés dans l’amour, l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, « remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu » ! (Eph 3v17 à 19) Ce n’est pas une expérience facile où il suffirait d’imposer les mains pour sentir des émotions passagères mais un combat intense qui produit un enracinement du coeur. C’est le prix de la vraie connaissance.

La foi vient du Seigneur et c’est lui qui la scelle dans nos coeurs par son Esprit. Celui qui cherche dans son expérience ou son émotion s’égare, mais celui qui à soif vient là où se trouve l’eau… Christ a triomphé du diable, il est monté au ciel et s’est assis à la droite du Père. Tous les témoins de la foi ont été témoins de lui et nous amènent à lui. Nous pouvons être envahis de doutes mais rien n’enlève que le Fils de Dieu est. Nous ne savons pas toujours que demander mais Dieu nous dit : demande ! Nous vacillons dans ce que nous croyons et Dieu nous dit : confesse ! Alors prosternés, mais les mains tendues vers le ciel, nous nous tournons vers Celui qui peut tout. Nos paroles n’ont peut-être plus de valeur à nos yeux, mais lorsque l’âme est déchirée, Dieu commence à parler car nous avons répondu à son appel. Le triomphe de la foi est le triomphe de Dieu et non de l’homme. Nous confessons alors avec foi et reconnaissance : « C’est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses. »

A lui soit la gloire. Amen

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